5 conseils concrets pour mieux aimer la messe

Aller à la messe, c’est bien. L’aimer, c’est mieux. Pas si facile : les fidèles se plaignent souvent d’ y aller « avec des pieds de plomb » et de s’y « barber ». Pourtant, la messe est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ». Alors, comment y prendre goût ? 5 conseils concrets.

Zoom
© Rob Melnychuk Getty Images
1) Arriver en avance

De nombreux prêtres souffrent de voir les fidèles arriver à la messe« comme un chapelet qu’on égraine ». D’abord simple question de politesse, la ponctualité s’impose. Mais arriver 5 à 10 minutes en avance permet de se mettre en présence de Dieu, de décharger son esprit de ce qui l’encombre, de prier l’Esprit Saint… Ainsi, « quand la messe commence, le cœur est prêt », témoigne Marion Soyer, membre duVerbe de vie. Comment gagne-t-elle la course contre la montre ? « Je détermine l’heure juste de départ et je m’y tiens, coûte que coûte. Quand je prends la voiture aux heures de pointe, je me donne une marge ». Et si, à pied, elle croise une  amie ? « Je fais un petit signe de la main accompagné d’un on-se-voit-plus-tard ». Le must : profiter du trajet pour se préparer : une dizaine de chapelet, un chant de louange…

2) Avoir lu la parole de Dieu

Le Christ est présent tout entier sous les espèces eucharistiques (pain et vin consacrés). Mais à la messe, Dieu se donne également à travers sa Parole (Ancien et Nouveau Testament) qui est aussi nourriture, vivante et agissante.
Y goûter avant la messe permet de mieux s’en nourrir pendant. « Peu à peu, témoigne Marion Soyer, je me suis mise à lire les textes du jour avant d’aller à la messe. Ma participation à cette dernière en a été transformée et, par extension, toute ma vie de foi. La parole de Dieu qui, avant, m’ennuyait, me fascine de plus en plus. Désormais, je ne vais plus à la messe seulement pour la liturgie eucharistique. Chaque matin, je me dis : que veut me dire le Seigneur aujourd’hui ? »

3) Fréquenter Jésus Hostie

« Que personne ne mange cette chair sans l’avoir d’abord adorée », recommande saint Augustin. La fine fleur du culte rendu à Jésus Hostie en dehors de la messe est l’adoration eucharistique. Ce « face à face » avec le pain de vie augmente le désir de s’en nourrir. « L’adoration avant et/ou après la messe me permet de vivre l’eucharistie d’une manière plus sereine et de mieux en recueillir les fruits », ajoute le Père Bernard Couronne, prêtre de la Congrégation de Picpus.
Plus simplement, le fréquenter au tabernacle, où il demeure, développe l’intimité avec lui et l’envie de se rendre au « festin de ses noces ». Comment vivre ce « commerce d’amitié » dont parlait sainte Thérèse d’Avila ? En s’appuyant sur les vertus théologales. Concrètement : lui dire qu’on croit en sa présence réelle dans le pain consacré (foi), qu’on est sûr de lui (espérance), et qu’on l’aime (charité).
Ne pas sous estimer le prix de la courte « visite au Saint-Sacrement », ce « petit coucou à Jésus, pour lui faire plaisir » (Étienne, 5 ans).

4) Aller à la messe en semaine

Entre l’Eucharistie quotidienne et le « minimum syndical » de la messe dominicale, un moyen terme existe : aller de temps en temps à la messe en semaine. La ferveur et le recueillement y sont contagieux. « Je me suis attachée à l’Eucharistie de cette façon », témoigne Marion Soyer.
Le cadre, souvent plus restreint (chapelles annexes… ), permet aussi de se retrouver tout près de l’autel. Et de mieux réaliser ainsi ce qui se passe à chaque messe : on est au pied de la Croix, avec la Vierge Marie et saint Jean. Ce qu’exprimait le cardinal Journet : « À la messe, les deux mille ans du temps horaire qui nous séparent du calvaire sont abolis. C’est pendant un bref moment, le contact immédiat avec l’événement de la rédemption du monde ».


5) Se mettre à l’école des saints

Les fréquenter change l’eau (de la tiédeur) en vin (de la ferveur).L’Eucharistie à l’école des saints de Nicolas Buttet foisonne d’exemples : martyrs innombrables de l’Eucharistie, pendant les persécutions ou les révolutions, saints laïcs, docteurs et mystiques… Chiara Luce, morte à 19 ans et récemment béatifiée, allait à la messe tous les jours depuis ses 10 ans et quittait courageusement la plage, l’été, pour courir à la messe de 19 h. Mère de famille mexicaine, la vénérable Conchita Cabrera de Armida enseigne que chaque communion, vécue dans le « fiat », est une incarnation, par laquelle l’âme devient mère de Jésus. Sainte Catherine de Sienne avait déjà établi que communier nous fait pénétrer dans le côté transpercé du Christ. De quoi nourrir et fortifier la foi et l’amour.

Élisabeth de Baudoüin

 

Source : Famille Chrétienne

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article