Arnay : La restauration de l’église paroissiale va durer deux ans.

Visite de la chapelle Saint-Antoine Photo M. H.

Visite de la chapelle Saint-Antoine Photo M. H.

4 / 4
  • Le parvis de l’église Photo M. H.
  • La Chapelle St-Antoine est entièrement vidée avant que les travaux ne soit entamés lundi 10 septembre.  Myriam HENRY
  • 1 Avant de débuter les travaux, la dépose de tous les mobiliers, peintures et statuaires (ici, saint Philibert) est nécessaire. 2 Le parvis de l’église. 3 La chapelle Saint-Antoine est entièrement vidée (lundi 10 septembre). 4 Le constat est unanime : « C’est un chantier titanesque qui s’ouvre ». Photos M. H.
  • Visite de la chapelle Saint-Antoine Photo M. H.

Les travaux ayant débuté lundi viennent réveiller une belle endormie que les stigmates du temps n’ont guère épargnée. ­Explications.

Deux années de chantier seront nécessaires pour restaurer et mettre en valeur les intérieurs de l’église Saint-Laurent d’Arnay-le-Duc.

Mercredi dernier, l’assemblée réunie au cœur de l’église est unanime : « C’est un chantier titanesque qui s’ouvre aujourd’hui ». ­Certes, mais nécessaire pour rendre à l’édifice sa splendeur originelle.

« Il était très dégradé. À 67 ans, je n’ai jamais observé de restauration dans l’église si ce n’est l’installation du chauffage à air pulsé », explique Gérard Dambrun, adjoint aux travaux. De surcroît polluant et tombé en panne l’hiver dernier ! Au final, des intérieurs « vétustes », comme le signale le rapport d’Eric Pallot, architecte des Monuments historiques, et qui arborent « des traces d’infiltration, de fissures, de mousses. Les badigeons sont encrassés et écaillés par endroits, les enduits en murs et voûtes altérés ». Sans ajouter des bancs en bois sur des estrades « très dégradées ».

Des trésors à préserver

Et pourtant… l’édifice recèle d’œuvres classées, comme cette huile sur bois du XVI e siècle ou ce panneau peint par Menassier au XVII e. Mais pour Bernard Sonnet et Michael Vottero, conservateurs à la Drac (Direction régionale des affaires cultureslles) : « Ici, tout est remarquable ! ».

Et ce chantier « global, qui s’intéresse au contenu et au contenant » va remettre en valeur l’ensemble, pour le plus grand bonheur de cette paroissienne ravie « que l’on s’y intéresse enfin ».

Les travaux envisagés nécessiteront la dépose et la protection du mobilier, des statues et tableaux avant nettoyage et restauration. Opérations « délicates et minutieuses – comme l’avouent ces deux ouvriers chargés de faire place nette dans la travée nord – Ce n’est pas un chantier comme les autres. On prend le temps de déplacer les objets car ils ont de la valeur et racontent une histoire. On leur doit le respect ». Surtout qu’au détour d’un déménagement, il n’est pas rare de tomber sur quelques secrets bien gardés. Comme cette ancienne chapelle emmurée, nichée derrière le retable de la chapelle. Ou encore ces essais de nettoyage effectués qui ont mis à jour des fragments de peinture, de badigeons ou de préparation à la dorure ­appliquée sur la voûte de la chapelle Saint-Antoine laissant imaginer la splendeur des lieux originels. « Mais ils rayonneront de nouveau. Une fois achevée, l’église ­sera magnifique », clame le maire Claude Chave. ­Rendez-vous dans deux ans.

Un millénaire d’histoire

« De l’édifice originel il ne reste rien », explique Éric Pallot, architecte des Monuments historiques. L’ancienne chapelle castrale du château d’Arnay à l’époque romane a subi de nombreuses transformations : la nef (début XV e siècle) a été reconstruite ; la chapelle Sainte-Catherine (1451) suivie par l’édification d’autres chapelles du XVII e au XIX e siècle ; le clocher, situé à l’entrée du chœur, détruit et reconstruit à l’ouest ; aux XVIII e et X IX e siècle, le volume des toitures a été élevé pour conférer à l’ensemble son aspect actuel.

 

le 12/09/2012 à 05:05 par Myriam Henry

 

Source : bienpublic.com

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article