Aux Bernardins, Mgr Laffitte invite les chrétiens à faire entendre leur voix

De passage à Paris, le secrétaire du Conseil pontifical pour la famille s’est exprimé au Collège des Bernardins. Il a présenté son dernier livre, très marqué par la philosophie de Jean-Paul II.

ZoomMgr Jean Laffitte

Le Christ, destin de l’homme : c’est le titre du dernier livre de Mgr Jean Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille (1). 
C’était aussi le thème de la soirée organisée le 14 mars au collège des Bernardins, à Paris, animée par Aymeric Pourbaix, directeur de la rédaction de Famille Chrétienne. Étaient également présents, outre Mgr Laffitte, le philosophe Jean-Marie Meyer et le théologien belge Olivier Bonnewijn (2). 

L’influence de la pensée de Jean-Paul II

Jean Laffitte a d’abord souligné sa dette vis-à-vis de la pensée de Jean-Paul II. Ce pape, a-t-il rappelé,« a inspiré, directement et indirectement, la recherche et l’enseignement qui ont été conduits a l’Institut d’études sur le mariage et la famille, qui porte son nom ». Pensée féconde, a poursuivi le prélat : « L’anthropologie théologique a acquis depuis un demi-siècle ses lettres de noblesse ; elle est enseignée dans de nombreuses universités catholiques dans le monde et a donné lieu a des contributions théologiques de haut rang »

Mgr Laffitte a insisté sur l’urgence de défendre et de promouvoir la vision chrétienne de l’homme, à une époque où se diffusent des courants culturels « incompatibles avec le contenu de la Révélation ». Et l’orateur de citer pêle-mêle : le rejet de la loi naturelle, la contestation de la compétence du magistère de l’Église en matière morale, les théories utilitaristes, l’affirmation d’une autonomie radicale de la conscience morale, la séparation radicale entre christologie et morale…

La théorie du gender, une « imposture intellectuelle »

Lors du débat, les orateurs ont donné quelques exemples de ces dérives.« En Belgique, a raconté Olivier Bonnewijn, les scouts ont supprimé de leur promesse la référence à Dieu, remplacée par la spiritualité. Au nom de la tolérance. On est tolérant vis-à-vis de tout le monde, sauf vis-à-vis de Dieu ! » Autre exemple : la théorie du gender, cette « imposture intellectuelle » (Mgr Laffitte) qui a fait son entrée dans les programmes scolaires. Jean-Marie Meyer a regretté l’importance que l’on donne à une idéologie qui nie l’évidence, à savoir la différence homme/femme et leur complémentarité : « Cette théorie n’a pas sa place dans les cours de biologie. Si on doit l’étudier, il faut le faire avec précaution et en cours de philosophie exclusivement ». 

Que faire pour renverser la tendance ? Mgr Laffitte a invité les chrétiens à faire davantage entendre leur voix : « Un député-maire francilien m’a dit un jour : “Je ne vois jamais des chrétiens dans mon bureau. Je vois des associations juives, musulmanes, qui me disent très clairement leurs souhaits et leurs refus. Des associations chrétiennes, jamais !” Il faut que les chrétiens s’expriment publiquement ! C’est non seulement leur droit, mais aussi leur devoir et même leur vocation. » 
En période électorale, c’est le moment où jamais.

Charles-Henri d’Andigné


(1) Éditions Mame.
(2) Dernier livre paru : «Gender, qui es tu ?» (Éd. de l’Emmanuel).

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