Des vacances spirituelles à Paray-le-Monial

 

Chaque été depuis plus de trente ans, des milliers de jeunes et de familles convergent vers Paray-le-Monial, petite ville de Bourgogne, pour prier et pour se ressourcer. Cette année, la famille Moucheroud a testé les vacances spirituelles au sanctuaire, animé par la communauté de l'Emmanuel. Découvrez le diaporama sonore.

 

 

 

Un joyeux brouhaha, 8 h 45. De grandes planches de bois posées sur des tréteaux meublent le chapiteau qui sert de cantine. Léon et Théophile, 5 et 3 ans, les yeux encore embrumés et les pieds qui se balancent dans le vide, plongent dans leur bol de chocolat chaud.

Photo paray-le-monial famille

Leurs parents, Ariane et Fabrice, la trentaine, organisent la matinée. La famille Moucheroud (photo ci-contre) ont vécu cinq jours de retraite à l'ombre de la basilique de Paray-le-Monial, chef-d'œuvre d'art roman du XIIe siècle. « Ce sont les meilleures vacances en famille », sourit Fabrice qui apprécie cette pause, « un bon point de repère dans l'année, un moment pour se ressourcer et creuser un peu plus notre vie spirituelle. »

Le temps de louange du matin les plonge directement dans l'ambiance. Sous la tente immense qui servira d'église jusqu'à la fin du mois d'août, les bras se lèvent, et les langues se délient : « Loué sois-tu Seigneur, gloire à toi ! » Caractéristique des communautés issues du renouveau charismatique, cet élan spontané peut surprendre.

« C'est un type de prière un peu particulier, reconnaît Fabrice, mais avec le temps, on comprend mieux. » « Je ne me sens pas obligée de lever les bras ou de taper dans les mains, ajoute Ariane, on peut prier chacun à sa façon tout en étant portés par le même élan. »

À Paray-le-Monial, les journées se finissent au plus près du Christ. Après la veillée, où chants et témoignages se succèdent, de nombreux pèlerins prolongent la soirée dans la chapelle des Apparitions, nichée dans une rue de la ville, établie à l'endroit même où le Christ est apparu à Sainte Marguerite-Marie quatre siècles plus tôt, lui révélant « ce Cœur qui a tant aimé les hommes ».

Chaque année, 30 000 personnes participent à l'une des sept sessions de l'été organisées par la communauté de l'Emmanuel. Celle-ci est réservée aux 25-35 ans. La diversité des participants est remarquable. Les catholiques de longue date se mêlent aux nouveaux convertis, les jeunes cadres dynamiques aux SDF...

► Le site officiel du sanctuaire de Paray-le-Monial.

Photo double page paray-le-monial

Découvrez le reportage "Paray-le-Monial, au cœur spirituel de l'été" qui comprend 3 pages à lire dans Pèlerin n°6713, paru le jeudi 28 juillet 2011.

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Photo Jérômine Derigny

Jérômine Derigny , 40 ans, est photographe de presse depuis 1998. En 1990, elle étudie la photographie à l’Ecole Louis-Lumière à Paris et réussit son BTS photo. Puis, durant cinq ans, elle travaille comme photographe sur des plateaux de films puis dans le secteur de la communication.

En 1997, elle réalise une formation de photojournalisme pendant 4 mois à l’EMI-CFD à Paris. Elle effectue ses premiers pas dans la presse au sein du magazine Pèlerin en 1998 à l’occasion d’un stage. La même année, elle obtient sa carte de presse et travaille pour la presse, essentiellement pour le groupe Bayard Presse : Okapi, Pèlerin …

Elle apprécie particulièrement les sujets sociaux et environnementaux. Ceux qui l’ont marquée : les enfants handicapés mentaux en Russie et les mineurs en prison. Elle a aussi réalisé un sujet sur le commerce équitable qui l’a conduit en Inde sur la thématique du coton bio et équitableau Nicaragua pour le café équitable, et au Burkina Faso pour le tourisme équitable.

En 2005, elle intègre le collectif Argos. Entre 2008 et 2010, elle s’intéresse à la banlieue parisienne sur le thème suivant : porteur d’espoir dans la banlieue. S’ensuit une grande exposition "Qui sème l’espoir..." présentée au Blanc-Mesnil et à Saint-Denis. Les opérations de démarchage se poursuivent pour exposer son travail dans d’autres lieux.

Récemment, elle a travaillé pour un projet collectif Argos sur la France intitulé : "Gueule d’Hexagone". Six équipes, composées d’un photographe et d’un rédacteur, sont parties à la rencontre d'un territoire, choisi dans l'œuvre documentaire du photographe Jacques Windenberger. Le but : dresser un portrait de la France.

Jérômine a choisi le Finistère où elle a rencontré Philippe Bosser, le chef de cuisine de la cantine d’un collège qui s’alimente en produits frais dans un périmètre de 20 kilomètres autour de la commune de Plozévet. Ce projet, dont la production vient de s’achever, donnera naissance à un livre en 2012 et à une exposition (la date n’est pas encore définie).

Source : Le Pèlerin

► Le site de Jérômine Derigny.
► Le site du collectif Argos.


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