Ephèse, Meriem Ana ou la maison de Marie


 

Révélation privées, paroles officielles...

Selon la tradition, et surtout les révélations de Anne Catherine Emmerich (1774-1824) et Rosalie Put (1868-1919), notre Dame aurait terminé sa vie à Ephèse.

 

Le jeudi 1er décembre 1892, Mgr Timoni, Archevêque d’Izmir, de qui Ephèse relève, reconnut qu’il y avait ressemblance indéniable entre la maison de Panaya-Kapulu et celle que décrit Katharina Emmerick, et consigna le fait dans un procès-verbal public et officiel.

En toute rigueur de terme, cette déclaration laissait le débat encore ouvert sur le fait que Marie ait vécue à Ephèse.

Cependant il faut accueillir avec le respect de notre intelligence le fait que le pape Benoît XVI s'est aussi prononcé (sous la forme d'un magistère ordinaire non infaillible) en ce lieu, en disant :

"Ephèse, ville bénie par la présence de la Très Sainte Vierge Marie"

(Benoît XVI, homélie du 29 novembre 2006)

Le débat reste ouvert sur le lieu de la mort et de l’Assomption de Marie… Ceux qui disent que Marie a terminé sa vie à Gethsémani à Jérusalem ont aussi des arguments historiques et archéologiques très vraisemblables.

 

Présentation générale (1)

Le sanctuaire de Notre Dame d’Ephèse, Anaya Kapulu (maison de la Toute sainte) ou Meryem Ana Evi, est situé à deux heures de chemin à pied à partir des ruines d’Ephèse, et à 420 mètres sur les pentes du mont Bülbül-Dag, raccordé à Selçuk par une route moderne de 9 Km.

 

C’est une construction modeste dans le style local. A l’intérieur, un petit autel est surmonté de la statue de la Médaille miraculeuse, récupérée dans un ravin en 1920.

 

A l’extérieur, une source réjouit les pèlerins assoiffés et appelle à la prière.

 

Le sanctuaire est fréquenté par toutes sortes de personnes, des chefs d’Etat et des humbles gens…

En 1960, Meryem Ana a accueilli 40 000 personnes,

En 1961, 75 000

En 1965, plus de 200 000 …

 

Chrétiens et musulmans y trouvent l’occasion de se parler, dans un climat de sérénité et de prière. Il arrive que des musulmans y prient, tournés vers la Mecque !

 

Pour célébrer le centenaire des retrouvailles de la maison de Marie à Ephèse, l’archevêque de Smyrne a proclamé une année mariale du 12 mai 1991 au 15 août 1992.

 

Un lieu de prière, de pèlerinage, et de passage priant (2)

Malgré les tendances à faire de ce lieu un musée, comme il en est advenu pour les églises Saint Jean et Sainte Marie de Selçuk-Ephèse, Meryem Ana Evi, est et doit rester un lieu de prière.

Une communauté de religieuses et de religieux catholiques vit en permanence sur les lieux. Chaque matin la Messe est célébrée, à 7h15 en semaine, à 10h30 les dimanches et fêtes.
Cette petite communauté chrétienne y célèbre les prières de Laudes et de Vêpres en y apportant les intentions des visiteurs de chaque jour.

Des chrétiens de la Turquie et du monde entier y viennent. A quelqu’Eglise qu’ils appartiennent, ils ont la possibilité de célébrer leur propre culte, pourvu que cela ne gêne pas le mouvement des touristes.

 

Le premier grand pèlerinage à Meryem Ana remonte au 20 mai 1896 : plus de 600 personnes venues d’Izmir gravirent la colline pour rendre hommage à Marie. Cela put se répéter périodiquement, sauf pendant les guerres (1915-1923).

 

Depuis la restauration de la chapelle et son inauguration en 1951, les pèlerinages des chrétiens de Turquie prirent un rythme annuel :

Les derniers dimanches de mai, pour ceux du diocèse catholique d’Izmir,

Les 15 août, pour ceux de tout le pays, auxquels bien d’autres se joignent, venus d’ailleurs.

Nombreux sont, naturellement, les pèlerinages qui s’insèrent dans un circuit plus large, comme ceux qui proposent de reparcourir les pas de Saint Paul ou de visiter Les Eglises de l’Apocalypse.

 

Les expressions de l’Islam en Turquie sont diverses. Beaucoup se retrouvent à Meryem Ana. On y vient seul, en famille, en village, en groupe scolaire, en association professionnelle, etc…

 

Toute personne qui, sans se rattacher à une religion particulière, apprécie la valeur du silence, du calme, de la rencontre et de l’intériorisation, est ordinairement heureuse de faire halte à l’ombre des oliviers et des platanes séculaires de Meryem Ana.

 

Ne voit-on pas en tout cela la mise en application des orientations que le Pape Pie XII suggérait pour ce lieu ?

 

« La Sainte Maison » doit être un centre du culte marial unique au monde où les croyants chrétiens et musulmans de tout rite et de toute nationalité, pourront se rencontrer pour vénérer la Mère de Jésus et vérifier la prophétie : « Toutes les générations me proclameront Bienheureuse »

(dans l’Osservatore Romano , 24 avril 1954)

Source : http://www.mariedenazareth.com 

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