Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre (3)

Cet article nous enseigne qu’il y a un seul Dieu, qu’il est tout-puissant, et qu’il a créé « de rien » le ciel, la terre et tout ce qu’ils renferment, c’est-à-dire l’univers entier. Dieu a créé l’univers librement, avec sagesse et amour. Le monde n’est pas le produit d’une nécessité, d’un destin aveugle ou du hasard. Dieu a créé un monde ordonné et bon, qu’Il conserve dans l’être et qu’il soutient. C’est ce que l’on appelle la Providence : rien n’arrive ici-bas sans que Dieu le veuille ou le permette : il y a des choses que Dieu veut et commande, et d’autres qu’il n’empêche pas, comme le péché.

 

Seul l’ensemble de la foi chrétienne peut donner réponse à cette question, à la fois douloureuse et mystérieuse. En aucune manière, Dieu n’est la cause du mal, ni directement, ni indirectement. La foi nous donne la certitude que Dieu ne permettrait pas le mal s’il ne faisait pas sortir le bien du mal lui-même. Cela, Dieu l’a déjà merveilleusement accompli dans la mort et la résurrection du Christ. En effet, du mal moral le plus grand, la mort de son Fils, il a tiré les plus grands biens, la glorification du Christ et notre rédemption.

 

On donne à Dieu le nom de Père : 1 parce qu’il est par nature Père de la seconde Personne de la Très Sainte Trinité, c’est-à-dire du Fils qu’il a engendré ; 2 parce que Dieu est le Père de tous les hommes qu’il a créés, qu’il conserve et qu’il gouverne ; 3 enfin parce qu’il est le Père par la grâce de tous les chrétiens, appelés pour cela fils adoptifs de Dieu.

 

La Toute-Puissance de Dieu est universelle : rien ne lui est impossible, il est le Seigneur de l’univers dont il a établi l’ordre : il a tout créé, régit tout et peut tout. Elle est aimante, car Dieu est notre Père. Sa paternité et sa puissance s’éclairent mutuellement. Cela se voit par la manière dont il prend soin de nos besoins, par l’adoption filiale qu’il nous donne, et par sa miséricorde infinie, puisqu’il montre sa puissance au plus haut point en pardonnant librement les péchés. Elle est en même temps mystérieuse, car parfois Dieu peut sembler absent et incapable d’empêcher le mal. Or, Dieu le Père a révélé sa Toute-Puissance de la façon la plus mystérieuse dans l’abaissement volontaire et dans la Résurrection de son Fils, par lesquels Il a vaincu le mal. C’est dans la Résurrection et dans l’exaltation du Christ que le Père a " déployé la vigueur de sa force " et manifesté " quelle extraordinaire grandeur revêt sa puissance pour nous les croyants ".

 

Le monde a été créé également par les trois Personnes divines, parce que tout ce que fait une Personne concernant les créatures, les autres le font aussi dans un même acte. Mais la création est attribuée spécialement au Père parce qu’elle est un effet de la toute puissance divine et que la toute puissance est attribuée spécialement au Père, comme la Sagesse au Fils et la Bonté au Saint-Esprit, même si les trois Personnes sont également puissantes, sages et bonnes.

 

Les Anges sont les plus nobles créatures créées par Dieu : ce sont des créatures purement spirituelles, incorporelles, invisibles et immortelles ; des êtres personnels, doués d’intelligence et de volonté. Contemplant sans cesse Dieu face à face, ils le glorifient ; ils le servent et sont ses messagers pour l’accomplissement de la mission de salut de tous les hommes.

 

Pour aider notre imagination à les concevoir et parce que c’est ainsi qu’ils ont apparu souvent, comme nous le lisons dans l’Écriture.

 

Par cette expression, on veut signifier que Satan et les autres démons, dont parlent la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église, alors qu’ils étaient des anges créés bons par Dieu, se sont transformés en méchants, car, par leur choix libre et irrévocable, ils ont refusé Dieu et son Règne, donnant ainsi naissance à l’enfer. Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu ; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin.

 

À cause de l’envie qu’il nous portent et qui leur fait désirer notre damnation éternelle, et à cause de leur haine de Dieu, dont l’image resplendit en nous. Dieu permet les tentations, afin que nous en triomphions avec l’aide de la grâce, et qu’ainsi nous pratiquions les vertus et nous acquérions des mérites pour le paradis. On triomphe des tentations par la vigilance, la prière et la mortification.

 

L’homme est la créature la plus noble que Dieu ait mise sur la terre. Il est une créature raisonnable composé d’une âme et d’un corps. Dieu l’a créé “à son image et à sa ressemblance”, en ce sens qu’il est capable de connaître et d’aimer librement son créateur. Sur la terre, il est la seule créature que Dieu a voulue pour elle-même et qu’il a appelée à participer à sa vie divine, par la connaissance et par l’amour. Parce qu’il est créé à l’image de Dieu, l’homme a la dignité d’une personne ; il n’est pas quelque chose, mais quelqu’un, capable de se connaître, de se donner librement et d’entrer en communion avec Dieu et avec autrui.

 

Tous les hommes forment l’unité du genre humain, en raison de leur commune origine, qu’ils tiennent de Dieu. Tous ont un unique Sauveur. Tous sont appelés à partager l’éternité bienheureuse de Dieu.

 

L’âme est la partie la plus noble de l’homme, parce qu’elle est une substance spirituelle, douée d’intelligence et de volonté, capable de connaître Dieu et de le posséder éternellement. Elle est créée directement par Dieu, et elle est immortelle. Se séparant du corps au moment de la mort, elle ne meurt pas ; elle s’unira à nouveau au corps au moment de la résurrection finale.

 

Dieu a créé Adam et Ève dans l’état d’innocence et de grâce ; état qu’ils perdirent par le péché. Outre l’innocence et la grâce sanctifiante, Dieu fit à nos premiers parents d’autres dons, gratuits et surnaturels : l’intégrité, c’est-à-dire la parfaite soumission des sens à la raison ; l’immortalité ; l’immunité de toute douleur et misère, et la science proportionnée à leur état.

 

Oui, l’homme est libre dans ses actions et chacun sent en lui-même qu’il peut faire une chose ou ne pas la faire, faire une chose plutôt qu’une autre.

 

L’homme, tenté par le démon, a laissé s’éteindre en son cœur la confiance dans ses rapports avec son Créateur. En lui désobéissant, il a voulu devenir « comme Dieu », sans Dieu et non selon Dieu (Gn 3, 5). Ainsi, Adam et Ève ont perdu immédiatement, pour eux et pour toute leur descendance, la grâce de la sainteté et de la justice originelles. Leur péché a été un péché d’orgueil et de désobéissance.

 

Le péché originel, avec lequel naissent tous les hommes, est l’état de privation de sainteté et de justice originelles dans lequel naissent tous les hommes. C’est un péché que nous avons « contracté » et non un péché que l’on « commet » ; c’est une condition de naissance et non un acte personnel. En raison de l’unité originelle de tout le genre humain, ce péché se transmet aux descendants d’Adam avec la nature humaine, « non par imitation, mais par propagation ». Cette transmission reste un mystère que nous ne pouvons saisir pleinement.

 

Par la suite du péché originel, la nature humaine, sans être entièrement corrompue, est blessée dans ses forces naturelles, soumise à l’ignorance, à la souffrance, au pouvoir de la mort ; elle est inclinée au péché. Cette inclination s’appelle concupiscence.

 

Oui, tous les hommes contractent le péché originel, excepté la Très Sainte Vierge qui en fut préservée par un privilège spécial de Dieu, en prévision des mérites de Jésus Christ notre Sauveur. Mais après le péché d’Adam, Dieu fut miséricordieux envers le genre humain en promettant tout de suite à Adam le Rédempteur divin ou Messie, et en envoyant ce Messie au temps prévu, pour délivrer les hommes de l’esclavage du démon et du péché. Le Messie promis est Jésus Christ, comme nous l’enseigne le second article du Credo.

 

© Carpe Deum Imprimatur : Diocèse de Bayonne Le chapitre des fêtes chrétiennes a été rédigé par le conseiller spirituel de Carpe Deum. Le reste est issu du Catéchisme de l'Eglise Catholique.

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