La crèche de Noël dans nos familles : témoignages



Elles font la crèche chaque année par plaisir, tradition, conviction… cinq familles françaises témoignent.


Toujours la même

Nos ingrédients ? Toujours les mêmes : une quinzaine de santons de Provence en terre cuite, non peints, offerts par nos parents (dont quatre moutons, un par enfant, et qui ont chacun un nom) ; beaucoup de papier rocher ; un gros paquet de coton (pour faire la neige) acheté chaque année dans la même pharmacie, ce qui nous vaut un « Ah, c’est pour la crèche ! » ; et de la joie (communiquée aux enfants par la maman). On fait toujours la même, à chaque fois avec le même plaisir. Mais pourquoi changer ? Comme dit l’une de nos filles, « Elle est si mignonne, et puis, on ne change pas une équipe qui gagne ! ».
Famille Pinson-Hamy, Valence.

On l’aime et on en est fier

Notre crèche ? Celle de notre enfance : la crèche de l’atelier Cassegrain, si belle, qu’on a voulu la même. Une vraie crèche de collection, fabriquée près de Chartes. Chaque pièce est réalisée en poudre de marbre, décorée à la main et laquée. Parmi les quelque trois cents figurines : les fameux couples qui représentent les provinces de France. On possède plus de cent cinquante pièces, acquises petit à petit. Chaque année, on les expose sur la belle commode du salon, pratiquement sans décor, pour les mettre en valeur Et le plus longtemps possible (jusqu’à la chandeleur), parce qu’on aime notre crèche et qu’on en est fier ! Et chaque soir, on fait la prière devant, en famille.
Famille Leroy, Saint-Germain-en-Laye

Elle nous relie à l’Évangile

On a fait le choix des grands personnages de l’artisanat monastique de Bethléem, une crèche d’exception (exemple, Balthazar mesure 45 cm de haut et coûte 166 euros), à la fois évangélique et priante. On a reçu la sainte famille comme cadeau de mariage et on a complété par la suite. On l’installe dès le premier dimanche de l’Avent, au milieu d’un décor sobre, dans notre « coin prière ». Elle devient le lieu de la prière familiale, mais aussi celui de la lecture et de la méditation de la parole de Dieu. Elle nous aide à pénétrer dans les mystères de l’incarnation et de la nativité.
Famille Guervilly, Saint-Brieuc

Un effort ? Une étoile en récompense

Notre crèche va toujours de pair avec une démarche pédagogique. Cette année, nous y avons déposé une boîte en carton baptisée « pour ressembler à Jésus », pleine d’intentions de prière, résolutions, petits sacrifices… Chaque matin, les enfants y viennent individuellement faire leur prière et piocher un petit papier. Et le soir, lors de la prière familiale, les efforts sont récompensés par une petite étoile, que l’on colle sur l’une des bougies de l’Avent. Tout cela parle aux enfants et les aide à se préparer à Noël.
Famille de la Croix, Angers

Plusieurs, un peu partout dans la maison

On en a plusieurs : une grande crèche provençale, héritage familial, que l’on fait dans l’entrée, de façon traditionnelle, avec ce qu’on trouve dans le « panier du dimanche » : mousse, petits cailloux, bouts de bois… Et d’autres crèches, chinées ou récupérées ici et là, et que l’on expose un peu partout dans la maison (pallier, chambres, coin prière) : la crèche en feutrine de 1.2.3. famille, une petite crèche péruvienne, celle de Little People… On a même une crèche Playmobil, qu’on ne sort que pendant l’Avent, pour que les enfants (les plus petits) puissent « jouer à Noël ». Une façon ludique de se préparer à la venue du petit Jésus !
Famille Brun-Pasquier, Le Puy-en-Velay.

Élisabeth de Baudoüin

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