Le gender réduit l'identité au désir

Lu sur Gènéthique :

"Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre depuis 2008, analyse, dans le mensuel La Nef, les fondements, les erreurs et les questions posées par la théorie du gender.

NHéritière de l’existentialisme sartrien, notre société veut se libérer de tous les déterminismes : elle rejette l’idée d’une nature humaine qui nous conditionnerait, telle une "sorte de superstructure oppressive". La liberté de l'homme est considérée comme un commencement absolu. N'étant "que projection dans l'existence", l'homme doit se construire et s'inventer lui-même suivant sa seule volonté libre. Dans cette perspective, le désir seul oriente la liberté sans aucune référence à la réalité objective. Cette façon de concevoir et vivre la liberté comme un absolu se fait en effet au prix d'un véritable "déni de la réalité". La différence sexuelle, dans ce contexte, n'a alors pas de signification quant à l'orientation des comportements, elle n’est plus porteuse de sens "parce que c’est l’homme lui-même qui donne un sens et qui choisit ce qu’il veut vivre". La vie sociale devient ainsi une négociation entre des désirs particuliers. Le responsable politique n’a plus de raison de chercher ce qui est bien et bon pour l’homme, son rôle est de permettre à chacun de pouvoir réaliser ses désirs, d'aller là "où son envie le porte, indépendamment de toute référence à un appel commun".

La théorie du gender nous empêche de penser la différenciation sexuelle comme un élément clef de l’identité d’une personne et un élément structurant de son humanité. Elle réduit cette question de l’identité à celle du désir et de l’orientation sexuelle. Pourtant, on ne peut se construire, mûrir, se comprendre et s’unifier en partant de la seule tendance sexuelle. Intériorisée par l'enfant durant son éducation, la différence sexuelle le rend capable de s'ouvrir à toute différence qu'il pourra accueillir comme "une chance de recevoir ce qu'un autre a reçu et qu'il va lui offrir". L'on reçoit toujours de l'autre une façon nouvelle d'appréhender la vie et le monde, de comprendre une question, d'entrer en relation. La différence sexuelle est un enrichissement et une promesse de don. Derrière la problématique dugender, des questions émergent toutefois : celle de la domination masculine et de la place des femmes dans la société,  l’accompagnement des personnes homosexuelles et l’accompagnement des personnes en marge de la société, qui ont du mal à s'intégrer et se sentent rejetées."

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Jean-Pierre 10/10/2011 13:08


Merci de nous rappeler l'essentiel. Non le Gender n'est pas structurant et ne reflète pas l'oeuvre de Dieu. Dommage qu'il se trouve des "croyants" pour adhérer à cette speudo science du Gender. Ils
feraient mieux de relire la Genèse : Dieu créa l'homme et la femme. Il ne créa pas l'homme et l'homme ou la femme et la femme ou l'homme qui deviendra femme ou je ne sais encore quelle sotise...
Non nous sommes créés homme et femme à l'image de Dieu.
Merci de nous rappeler l'essentiel.


Paroisse de Pouilly 09/11/2011 19:30



Il y a l'homme et il y a la femme. Incontestablement chacun son genre, ensuite il y a les préférences sexuelles, c'est ce qui s'appelle la liberté de choisir (Donnée de Dieu). Un choix est
stérile l'autre pas ! C'est sur ce point que Dieu créateur se rélèle, non ?



GST 07/10/2011 22:09


Pitié ! Ce n'est plus de l'information ... mais de l’acharnement à vouloir à tout prix se ridiculiser...
On peut trouver des articles équilibrés sur le sujet écrits par d'autres cathos...