Touché par le public de Lourdes, un acteur de « Une femme nommée Marie » témoigne

Robert Hossein a monté un spectacle unique et gratuit sur la Vierge le 13 août dernier à Lourdes. Toujours visible sur Internet, Une femme nommée Marie était diffusé en direct par France 3. Augustin Aubé, 31 ans, y jouait l’apôtre André. Le jeune comédien, non-croyant, reste impressionné par l’accueil du public.


Comment avez-vous vécu la représentation de « Une femme nommée Marie » ?

Nous avons joué devant 25 000 personnes, dont des malades au premier rang. C’était très émouvant. Au cours du spectacle, nous devions distribuer du pain, puis de l’eau dans le public. Une femme âgée a fondu en larmes lorsque je lui en ai présenté. Le public était ému, et nous aussi, sur scène, avons beaucoup reçu des spectateurs. Je sentais, dans le regard des gens, que nous étions porteurs d’un message. Je me suis nourri de ces regards, de ceux des malades, pour jouer.

J’ai été envoyé sur le casting de ce spectacle par mon agent artistique. Travailler avec Robert Hossein m’attirait, parce qu’il est connu. Il annonce sur son affiche : « Croyant ou non-croyant, vous ne serez plus jamais les mêmes en sortant ».

Je suis pourtant allé avec réticence à Lourdes : je crois en l’amour universel, mais pas en Dieu. J’avais peur du côté « illuminé » des croyants.

À Lourdes, l’enthousiasme pour la Vierge et les apparitions m’a surpris, interrogé. Les rencontres que j’ai faites, les échanges humains, m’ont aidé à accepter qu’on puisse avoir une telle ferveur. Là, j’ai fait un pas. J’ai notamment parlé avec un jeune d’Anuncio. J’avais vu un reportage à la télévision qui m’avait laissé l’impression d’un mouvement sectaire. Maintenant j’arrive à concevoir qu’on croie au message de Jésus au point d’avoir envie de le propager. Peut-être que cela en aide d’autres.

Comment se sont déroulées les répétitions avec Robert Hossein ?

Nous avons répété pendant sept semaines, quatre heures par jour. Les quinze derniers jours, nous travaillions de minuit à 5 heures du matin, pour profiter du décor naturel de la basilique. C’était assez éprouvant, d’autant que, même s’il est guidé par la foi, à 83 ans, Robert Hossein est un vieil homme avec un cœur d’enfant, qui se met vite en colère. Il a souvent pleuré, car il était touché par les tableaux.

Et entre comédiens ?

Robert Hossein nous avait dit que la représentation serait forte en émotion. À la différence d’un rassemblement de gens ordinaires, à Lourdes, il y a une illumination par la foi qui donne une ouverture folle à l’autre. Cela se ressentait jusque dans la troupe, où il y avait une très bonne ambiance, et une grande gentillesse, comme si les comédiens se donnaient entre eux le meilleur d’eux-mêmes. Le sujet du spectacle y est pour beaucoup : le message que nous diffusions se vivait là, entre nous.

Source : Famille Chrétienne

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