Une année de la Foi par Gérard Leclerc


2012 sera donc «  une année de la Foi  ». Benoît XVI l’a annoncé, dimanche 16 octobre, aux participants de la première rencontre organisée par le nouveau Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Évangélisation. Le début* de cette année, le 11 octobre 2012, coïncidera avec le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II et le rapprochement avec ce grand événement ecclésial dont Jean XXIII fut l’initiateur n’est nullement fortuit. On l’a peut-être oublié aujourd’hui, mais le dessein du bienheureux pape était d’offrir au monde moderne les richesses de la Révélation du Christ. Déjà il apparaissait qu’une logique de sécularisation, issue de l’incroyance des Lumières du XVIIIe siècle, conduisait à une déchristianisation des anciennes nations de chrétienté, tandis qu’il fallait poursuivre l’évangélisation des autres continents dans une conjoncture mondiale alors bouleversée par les idéologies prétendument «  progressistes  ».

En un demi-siècle, l’optimisme progressiste — communiste ou technocratique — a cédé la place à un pessimisme «  écologique  » guère plus raisonnable, tandis que la dictature du «  Marché  » produisait ses effets délétères, mais la tendance d’un décrochage massif de l’Europe par rapport à son patrimoine originel s’est confirmée. On assiste par ailleurs à une redistribution des forces spirituelles et l’Église catholique se trouve souvent en butte avec l’offensive des évangéliques et un impérialisme islamiste. C’est dans ce contexte chamboulé que beaucoup de chrétiens ont conçu la nécessité d’un redéploiement de la mission, aussi bien dans nos nations sécularisées que dans toutes celles dont le destin est en train de tourner avec les révolutions induites par la mondialisation.

Ce nouvel âge de l’Histoire, dont parlait déjà le Concile, a donc rendu caduques nombre de théories du siècle dernier et surtout obsolète la mentalité de repli qu’impliquait un trop grand alignement sur les idéologies séculières. Le temps est venu d’un réveil, y compris là où le sentiment de la fatalité et du déclin a pris le dessus. L’année de la Foi sera mise à profit pour un réveil des énergies, celui qui suscite l’Esprit de force, l’Esprit de Pentecôte qui renouvelle la face de la terre. n

* Elle se terminera le 24 novembre 2013.

Source : France Catholique

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