Viva la révolution...chrétienne!


À Cuba, le « Líder Máximo » a finalement rencontré le « Pontifex maximus »

Jusqu’au dernier moment, les vaticanistes se sont demandé si Benoît XVI allait – oui ou non – rencontrer Fidel Castro. Finalement, la rencontre a bien eu lieu mardi 29 mars 2012, à la nonciature apostolique de la Havane. Retrouvez le contenu de la chronique hebdomadaire sur RCF de Samuel Pruvot, rédacteur en chef Actualités de Famille Chrétienne.
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© Osservatore Romano - REUTERS

Vêtu d’un survêtement noir, Fidel Castro a posé un tas de questions à Joseph Ratzinger, notamment sur son travail de pape et sur le renouveau liturgique… De la même génération, les deux hommes incarnent des engagements aux antipodes. D’un côté : le révolutionnaire en armes qui s’est emparé du pouvoir au nom du peuple en 1959 ; de l’autre un jeune théologien discret qui, à la même époque, enseigne à l’université de Bonn. Plus tard, le même Ratzinger dénoncera la théologie de la Libération et ses dérives marxistes…

L’un est devenu le successeur de saint Pierre en 2005 – premier pape allemand depuis un millénaire – l’autre a quitté le pouvoir en 2006 pour raisons de santé… D’un côté le Pontifex maximus et de l’autre le « Líder Máximo »… C’est Fidel Castro qui a demandé à voir le pape. Pour quelle raison ? On imagine que le vieux dictateur malade avait laissé à son frère le soin de négocier les affaires en cours avec le Vatican : la liberté religieuse, le sort des prisonniers politiques, etc.

 

« Une nuit, Castro me posa des questions sur la Bible »

Il ne lui restait donc rien d’autre que la politesse, la curiosité ou les souvenirs. Souvenirs de ses rencontres avec Jean-Paul II, à Rome en 1996 et à Cuba en 1998. Nostalgie de son enfance chrétienne peut être… J’ai eu la chance de recueillir ce témoignage de la bouche même du cardinal Etchegaray, émissaire secret de Jean-Paul II auprès de Castro.« Une nuit, Castro me posa des questions sur la Bible jusqu’à 2 heures du matin. Il me demanda aussi comment on fabriquait les saints. Il évoqua avec affection sa mère, une Créole qui allumait des cierges devant l’image de la Vierge. »

Au soir de sa vie, Castro a peut-être voulu rallumer la foi de son enfance noyée dans ses folies révolutionnaires… Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et commencer sa révolution chrétienne.

Samuel Pruvot

Source : Famille Chrétienne

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