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Le pape François : Audience du 1er mai.

1 Mai 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Le pape François appelle à lutter contre le chômage et l’esclavage

Au cours de sa catéchèse, consacrée aux figures de Joseph et de Marie, en ce mercredi 1er mai, place Saint-Pierre, le pape François a, de nouveau, marqué sa profonde préoccupation pour l’accroissement du nombre de chômeurs dans le monde, « en raison d’une conception par trop économiste de la société, fondée sur des critères égoïstes, trop éloignés de la justice sociale. »

Revenant sur le thème de l’esclavage moderne, déjà évoqué par lui, notamment dans son discours au corps diplomatique, le pape a appelé les responsables publics à « des choix décisifs contre la traite des personnes, contre le travail avilissant, qui rend esclave ». Près de 80 000 pèlerins étaient présents place Saint-Pierre pour l’écouter, dont plusieurs centaines de Français, venus notamment du diocèse de Paris, avec le cardinal André Vingt-Trois, et du diocèse de Luçon, avec Mgr Alain Castet.

« CE N’EST PAS JUSTE ! »

Plus tôt le matin, le pape François avait également centré son homélie, lors de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, sur le thème du travail : « Le travail donne la dignité. L’homme et la femme qui travaillent sont dignes, mais ceux qui ne travaillent pas manquent de cette dignité. Ceci pèse sur notre conscience, car lorsque la société est organisée de telle façon que tous n’ont pas la possibilité de travailler, cette société ne va pas bien : ce n’est pas juste ! Cela va contre Dieu lui-même, qui a voulu que notre dignité commence ainsi. »

Cette dignité essentielle « ne vient ni du pouvoir, ni de l’argent, ni de la culture », a insisté le pape, « mais bien plutôt du travail. ». Allant plus loin, il a rappelé les victimes du récent effondrement d’un immeuble au Bangladesh, « qui travaillaient pour 38 € par mois ! » : « Ne pas payer le juste prix, s’en tenir seulement au profit, tout cela va contre Dieu ! Les personnes sont moins importantes que les choses qui apportent des profits à ceux qui ont le pouvoir politique, économique et social. »

Mais aujourd’hui, a conclu le pape, « la figure de saint Joseph, de Jésus, de Dieu qui travaille, nous montre la voie pour aller vers la dignité. »

Frédéric Mounier, à Rome

Texte source : http://www.la-croix.com

Le pape François  : Audience du 1er mai.
Le pape François  : Audience du 1er mai.

Les AFC communiquent

1 Mai 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Dimanche 5 mai : ManifPourTous Bourgogne & Franche Comté à Dijon

Les 8 départements de Bourgogne et FrancheComté se donnent rendez-vous à Dijon ce dimanche.
Pique-nique pour tous, défilé et prises de paroles
Rendez-vous à 12h30 au Parc de la Colombière - fin prévue vers 17h.

Les AFC communiquent

Un périple entamé dimanche 28 avril à Bruxelles.

30 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Pour ses 50 ans, l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH) invite valides et handicapés à se joindre à un tour de France pédestre de 3 000 kilomètres. Un périple entamé dimanche 28 avril à Bruxelles.

C’est une aventure humaine et physique inédite qu’a imaginée la Fondation OCH pour célébrer 50 ans d’actions au service des personnes handicapées : un tour de France pédestre de 3 000 kilomètres reliant Bruxelles à Paris en 169 jours. Objectif : susciter la rencontre entre personnes valides et celles atteintes d’un handicap, qu’il soit physique, mental ou psychique. Il s’agit d’une marche-relais ouverte à tous, à l’image d’un tour de France où chacun serait invité à se glisser dans le peloton pour encourager ceux qui persévèrent.

ENTRAÎNER PASSANTS OU MARCHEURS VOLONTAIRES

Des équipes mixtes – mêlant valides et handicapés – pilotées par un représentant de la Fondation OCH vont donc se relayer, au maximum tous les cinq jours, pour traverser villes et villages, à pied et en « joëlette », sorte de fauteuil mono-roue tout terrain. Le groupe est appelé à évoluer au fil des rencontres et à entraîner passants ou marcheurs volontaires, le temps d’une heure, d’une journée ou plus.

L’association veut ainsi témoigner de l’importance du lien social et contribuer à faire tomber les préjugés. « Les énormes progrès réalisés depuis cinquante ans dans la prise en charge des personnes handicapées n’ont pas encore tout à fait changé nos regards, ni effacé l’image dérangeante que renvoie le handicap », observe Marie-Vincente Puiseux, responsable de communication à l’OCH.

BESOIN DE SE SENTIR RECONNUES ET UTILES

« Comme chacun d’entre nous, les personnes handicapées ont besoin de se sentir reconnues et utiles, d’aimer et de se savoir aimées », a rappelé Marie-Hélène Mathieu, lors de la messe d’envoi célébrée à Bruxelles.« Marcher ensemble nous a paru être le moyen idéal de susciter cette rencontre et dépasser la barrière de la gêne liée souvent à la peur de la différence », souligne Philippe de Lachapelle, le directeur de l’OCH.

Différents amis de l’OCH ont donc pris en charge l’organisation des tronçons successifs du tour, tels les parents d’Aymeric, jeune Lillois de 13 ans, handicapé mental. « Nous avons participé à l’organisation de cette belle aventure jusqu’à Amiens et allons en parcourir les 15 premiers kilomètres avec Aymeric. Il est très heureux, et nous aussi, de marcher avec des gens que nous ne connaissons pas mais avec qui nous partageons déjà beaucoup », confient-ils.

La première semaine de l’épreuve se déroule en Belgique, avec le concours des communautés belges de l’Arche et de Foi et Lumière.« Partir de Bruxelles est doublement symbolique : il rappelle que le handicap dépasse les frontières et nous amène concrètement à “sortir de nos murs” », explique Marie-Vincente Puiseux.

Dimanche 28 avril , une cinquantaine de marcheurs entourant trois joëlettes ont pris la route. « Quel luxe pour moi de démarrer ce tour de France au Royaume de Belgique et en chaise à porteur ! », plaisantait une participante, qui sera portée durant deux jours. La grande boucle des marcheurs rejoindra Marseille par l’est de la France puis reviendra à Paris par l’ouest. L’arrivée « festive » du tour est prévue le 13 octobre sur le parvis de Notre-Dame.

Source :http://www.la-croix.com

RAPHAëLLE D’YVOIRE, à Bruxelles

Un périple entamé dimanche 28 avril à Bruxelles.

Jeunes, allez à contre-courant, et changez le monde !

30 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

MESSE ET CONFIRMATIONS

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Place Saint-Pierre
V Dimanche de Pâques, 28 avril 2
013

[Vidéo]

Chers frères et sœurs ! Très chers confirmands ! Bienvenue !

Je voudrais vous proposer trois pensées simples et brèves sur lesquelles réfléchir.

1. Dans la deuxième lecture nous avons entendu la belle vision de saint Jean : un ciel nouveau et une terre nouvelle et puis la Cité Sainte qui descend d’auprès de Dieu. Tout est nouveau, transformé en bien, en beauté, en vérité ; il n’y a plus de plainte, de deuil…Cela c’est l’action de l’Esprit Saint : il nous apporte la nouveauté de Dieu ; il vient à nous et fait toutes choses nouvelles, il nous change. L’Esprit nous change ! Et la vision de saint Jean nous rappelle que nous sommes tous en marche vers la Jérusalem du ciel, la nouveauté définitive pour nous et pour toute la réalité, l’heureux jour où nous pourrons voir le visage du Seigneur, - ce visage merveilleux, si beau du Seigneur Jésus - où nous pourrons être avec lui pour toujours, dans son amour.

Voyez, la nouveauté de Dieu ne ressemble pas aux nouveautés mondaines, qui sont toutes provisoires, elles passent et on en recherche toujours plus. La nouveauté que Dieu donne à notre vie est définitive, et pas seulement dans l’avenir, quand nous serons avec lui, mais aussi aujourd’hui : Dieu est en train de tout faire nouveau, l’Esprit Saint nous transforme vraiment et veut transformer, à travers nous aussi, le monde dans lequel nous vivons. Ouvrons la porte à l’Esprit, laissons nous guider par lui, laissons l’action continue de Dieu faire de nous des hommes et des femmes nouveaux, animés par l’amour de Dieu, que l’Esprit Saint nous donne! Qu’il serait beau si chacun de vous, le soir pouvait dire : aujourd’hui à l’école, à la maison, au travail, guidé par Dieu, j’ai accompli un geste d’amour envers mon camarade, mes parents, une personne âgée ! Que c’est beau !

2. Une deuxième pensée : dans la première lecture Paul et Barnabé affirment qu’ « il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu » (Ac 14, 22). Le chemin de l’Église, de même que notre chemin chrétien personnel, ne sont pas toujours faciles, ils rencontrent la difficulté, l’épreuve. Suivre le Seigneur, laisser son Esprit transformer nos zones d’ombre, nos comportements qui ne sont pas selon Dieu et laver nos péchés, c’est un chemin qui rencontre de nombreux obstacles, en dehors de nous, dans le monde, et aussi en nous, dans le cœur. Mais les difficultés, les épreuves, font partie de la route pour parvenir à la gloire de Dieu, comme pour Jésus, qui a été glorifié sur la Croix ; nous les rencontrerons toujours dans la vie ! Ne pas se décourager ! Nous avons la force de l’Esprit Saint pour vaincre ces épreuves.

3. Et j’en viens au dernier point. C’est une invitation que je vous adresse à vous confirmands et à tous : demeurez solides sur le chemin de la foi avec une ferme espérance dans le Seigneur. Là se trouve le secret de notre chemin ! Lui nous donne le courage d’aller à contre-courant. Écoutez bien, les jeunes : aller à contre-courant ; cela fait du bien au cœur, mais il nous faut du courage pour aller à contre-courant et lui nous donne ce courage ! Il n’y a pas de difficultés, d’épreuves, d’incompréhensions qui doivent nous faire peur si nous demeurons unis à Dieu comme les sarments sont unis à la vigne, si nous ne perdons pas l’amitié avec lui, si nous lui faisons toujours plus de place dans notre vie. Ceci aussi et surtout si nous nous sentons pauvres, faibles, pécheurs, parce que Dieu donne force à notre faiblesse, richesse à notre pauvreté, conversion et pardon à notre péché. Il est si miséricordieux le Seigneur : si nous allons à lui, il nous pardonne toujours. Ayons confiance dans l’action de Dieu ! Avec lui nous pouvons faire de grandes choses ; il nous fera sentir la joie d’être ses disciples, ses témoins. Misez sur les grands idéaux, sur les grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jeunes, jouez votre vie pour de grands idéaux!

Nouveauté de Dieu, épreuve dans la vie, solides dans le Seigneur. Chers amis, ouvrons grande la porte de notre vie à la nouveauté de Dieu que nous donne l’Esprit Saint, pour qu’il nous transforme, nous rende forts dans les épreuves, renforce notre union avec le Seigneur, nous fasse demeurer solides en lui : c’est une vraie joie ! Qu’il en soit ainsi !

Jeunes, allez à contre-courant, et changez le monde !

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29 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Dimanche 5 mai

POUILLY 10h15 Pèlerinage

Rassemblement à l’église pour le départ de la procession.

POUILLY 11h

Messe à la Chapelle de Notre Dame Trouvée

AED France : A voir ! Flash mob pour défendre la Liberté religieuse

26 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Le saviez-vous?
1 personne sur 2 vit dans un pays où la liberté religieuse n'est pas entièrement respectée.

Thérèse de Lisieux : la voie directe à Dieu

26 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Le cheminement spirituel de Thérèse de Lisieux se découvre au fil des événements de sa vie. L'expérience du doute qu'elle endure pendant les dix huit mois qui précèdent sa mort et qui éprouve sa foi, l'amène à découvrir que dans l'humilité et l'abandon à Dieu se gagne la sainteté qu'elle a recherchée depuis l'enfance.

Aujourd'hui : journée de la compassion

22 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly Publié dans #Actualité

Appelés à un pélerinage intérieur...

22 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Vivre d'amour , Les poèmes de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus mis en musique

22 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Les poèmes de sainte Thérèse de Lisieux mis en musique : la rencontre entre un jeune et talent compositeur d'aujourd'hui, Grégoire, et les poèmes de sainte Thérèse.

Avec des voix superbes de la chanson française : Natasha St-Pier, Anggun, Elisa Tovati, Sonia Lacen ; des chanteurs d'opéra : Les Stentors ; un chanteur de "pop louange" : Gregory Turpin ; une chorale d'enfants : Les petits chanteurs à la Croix de bois ; et les voix de Mgr di Falco et de Michael Lonsdale.

Source : http://www.laprocure.com/vivre-amour-poemes-sainte-therese-mis-muisique-therese-enfant-jesus-sainte/0888837112727.html

Vivre d'amour , Les poèmes de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus mis en musique

A découvrir...

22 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Aujourd'hui, Journée Mondiale pour les vocations !

21 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

KTOTV nous explique à quoi sert un prêtre.

Est-ce qu'on devient prêtre comme on choisit un métier ? Quelle est l'identité du prêtre ? Portrait avec le père Henry de Villefranche, bibliste et Geneviève de Taisne, psychanalyste et enseignante à l'ISPC.

Dijon : les opposants au Mariage pour tous appellent à un rassemblement dimanche soir

21 Avril 2013 , Rédigé par http://www.bienpublic.com/

On ne sait pas encore combien ils seront mais les opposants au Mariage pour tous - texte qui doit être voté définitivement mercredi prochain à l'Assemblée nationale - entendent donner de la voix en organisant un énième mouvement. Le rendez-vous a été donné ce dimanche soir, à partir de 20h30, place de la Libération, à Dijon.

Celles et ceux qui s'auto-proclament via des banderoles et slogans comme étant "les veilleurs de la famille" rappellent dans un communiqué que le mouvement est "apolitique" et "non homophobe". Bref, ce rassemblement devrait durer une heure et demie, jusqu'à 23 heures selon les organisateurs. Ces derniers soulignent dans leur communiqué que "chacun s'arme de prières et de paix intérieure; de patience et d'humilité; de chants et de bonne humeur". Et de rajouter que leur mouvement est "non confessionnel"...

Image source : Lors de la Manif pour tous, à Paris, le 13 février. Photo Emmanuel Hasle

Article source : http://www.bienpublic.com/actualite/2013/04/20/dijon-les-opposants-au-mariage-pour-tous-appellent-a-un-rassemblement-dimanche-soir

Dijon : les opposants au Mariage pour tous appellent à un rassemblement dimanche soir

Le Saint-Sépulcre expose ses trésors à Versailles

20 Avril 2013 , Rédigé par Agnès Rotivel

Du 16 avril au 14 juillet, le château de Versailles accueille le trésor du Saint-Sépulcre, ce lieu déroutant qui abrite les représentants de six Églises chrétiennes, dont les franciscains.

Les salles des Croisades du château de Versailles accueillent du 16 avril au 14 juillet l’exposition du trésor de la custodie de Terre sainte. C’est la première fois ou presque (seules quelques pièces sont sorties dans les années 1990 pour une exposition à Gênes) que ces objets quasi inconnus sont exposés hors des murs de la basilique du Saint-Sépulcre.

« C’est à partir des recherches sur le royaume de Naples que le trésor a été découvert par l’historien de l’art Alvar Gonzales Palacios, qui travaillait dans les archives napolitaines. Il est venu frapper à la porte de la custodie. Il a fallu qu’il insiste pour qu’un sacristain finalement lui montre des pièces qui se sont révélées d’une richesse extraordinaire », explique Béatrix Saule, directrice des Musées de Versailles et du Trianon, tout en examinant et répertoriant les splendides flambeaux de Louis XIII, qui comptent parmi les pièces maîtresses de l’exposition. Tout comme la chapelle de Louis XIII en argent, dont les poinçons ont révélé le nom de l’orfèvre.

EN OR MASSIF, PERLÉ DE RUBIS, ÉMERAUDES, SAPHIRS…

« C’est la première fois que ces objets sont étudiés à fond par le conservateur en chef du Louvre, spécialiste en orfèvrerie », poursuit-elle en ouvrant délicatement l’écrin dans lequel est lovée une crosse en or de Louis XIV, ornée de pierres précieuses.

Mais la pièce la plus extraordinaire en orfèvrerie est un grand baldaquin eucharistique en or massif, perlé de rubis, émeraudes, saphirs, offert par le roi de Naples. « Il a fallu trois envois, en 1730, 1740 et 1750, pour qu’il parvienne enfin à Jérusalem. Il est assorti d’un ostensoir dont les détails sont d’une qualité époustouflante. C’est un chef-d’œuvre », commente Béatrix Saule.

À l’origine du trésor : les dons des cours royales de l’Europe catholique des XVIIe et XVIIIe siècle, des royaumes d’Espagne, du Portugal, de Gênes, de Naples, de France...

« Ces présents revêtaient d’importants enjeux de prestige et prenaient place dans une intense compétition européenne entre les nations catholiques, explique Bernard Degout, directeur de la Maison de Chateaubriand, musée partenaire de l’exposition. Cette compétition était elle-même liée, surtout à partir du XVIIe siècle, à une rivalité de possession des Lieux saints entre les catholiques et d’autres Églises chrétiennes, avant tout l’Église orthodoxe. »

PAS D’ÉQUIVALENT DANS LE MONDE

Certaines de ces pièces n’ont pas d’équivalent dans le monde. Leur valeur marchande était telle que, pour les transporter, il fallut les cacher dans des lieux parfois incongrus.

« Une fois parvenus au couvent franciscain de Jérusalem, les convoyeurs remettaient les aumônes et les produits apportés, ou ce qu’il en restait, au procureur, traditionnellement espagnol, écrit Danièle Veron-Denise.L’argent était déposé dans une caisse à trois clés. Les reçus pour l’argent et les autres articles furent soigneusement recopiés dans deux registres d’entrées, conservés au couvent du Saint-Sauveur, à Jérusalem. »

Ce soin a permis de connaître l’implication des différentes nations. Le trésor n’a jamais été caché. Les objets étaient dans le Saint-Sépulcre – ainsi nommé par les Occidentaux, mais que les Orientaux appellent l’Anastasis, la Résurrection.

UN « CHOC »

Pénétrer dans ce lieu est une expérience. Les odeurs d’encens sont saisissantes, mais pas autant que la foule en perpétuel mouvement pour toucher ou embrasser la pierre de l’Onction où le Christ a été, selon la tradition, déposé, à la descente de croix.

Le P. Stéphane, de l’ordre de l’ordre des frères mineurs – les franciscains –, en charge des lieux saints chrétiens de Jérusalem pour l’Église catholique, parle d’un « choc ».

« Cette église ne ressemble à aucune autre parce qu’elle ne ressemble simplement pas à une église, ou du moins pas de prime abord. » C’est plutôt une impression de chaos qui domine. Mais pour tous les chrétiens, elle marque le lieu de la mort et de la résurrection du Christ.

UNE GESTION EN « COPROPRIÉTÉ »

Sa particularité tient à son statut. Le Saint-Sépulcre est géré en « copropriété » par les six Églises qui l’occupent – latine, arménienne apostolique, coptes-orthodoxes, éthiopienne, grecque orthodoxe et syrienne orthodoxe – avec des espaces communs et privatifs.

Exemple : la chapelle Sainte-Hélène appartient aux Arméniens. La décoration, (croix, lampes, tableaux) y est arménienne, mais le règlement stipule que l’accès doit être laissé libre à tous, y compris aux Franciscains pour la procession quotidienne.

Les célébrations religieuses y sont réglées comme du papier à musique, pour éviter les frictions. « On vit au Saint-Sépulcre une division permanente, comme dans la ville de Jérusalem », regrette le P. Stéphane.

LES PÈLERINS DEVAIENT ACQUITTER UN DROIT D’ENTRER

Cela se traduit à l’intérieur par une montée des murs entre les différentes chapelles. Des heurts font parfois la une des journaux comme cette bataille homérique qui, en novembre 2008, opposa des popes grecs-orthodoxes à des prêtres arméniens. La police israélienne avait dû intervenir pour séparer les assaillants.

La basilique actuelle a été bâtie par les croisés après leur conquête de la ville sainte en 1099. Elle a été consacrée le 15 juillet 1149. Moins de cinquante ans plus tard, en 1187, Jérusalem fut conquise par Saladin.

Les pèlerins devaient acquitter un droit d’entrer. Pour contourner le problème, les Franciscains trouvèrent une solution : pénétrer dans l’église à l’ouverture et s’y laisser enfermer parfois pour plusieurs mois. Une situation qui a duré jusqu’à la moitié du XIXe siècle, avant que la basilique rouvre gratuitement ses portes aux fidèles. Les représentants des Églises du Saint-Sépulcre dorment toujours à l’intérieur, mais peuvent entrer et sortir à tout moment dans la journée.

Le rituel de l’ouverture et de la fermeture de l’édifice, instauré par le calife Omar en 637, et perpétué par Saladin, demeure. Deux familles musulmanes s’en partagent la responsabilité. Deux fois par jour, un membre de la famille Joudeh apporte la clé à un Nusseibeh qui ouvre et ferme la porte.

« LA CATHÉDRALE DU SOUK AU SENS PROPRE COMME AU FIGURÉ »

Restait à organiser la vie profane dans ce haut lieu sacré, poursuit le Père Stéphane. Une citerne d’eau est commune à toutes les communautés. Certains comme les Franciscains, ont aménagé à l’intérieur un couvent dans lequel vivent dix Frères. « Une odeur de friture se dégage quand les coptes font frire leurs œufs », raconte le franciscain.

C’est la « cathédrale du souk au sens propre comme au figuré », dit-il.« On est en Orient, et l’Orient est entré dans la basilique. L’Occident n’est clairement pas la référence. »

Les religieux y vivent entre eux, sans parler forcément la même langue et ne partageant pas la même culture. La nuit, ils se rencontrent au gré des prières, mais ne vivent pas la même liturgie. Dans ce lieu qui réunit et divise, chacune des Églises pense être le centre du monde. Un mystère de plus dans ce lieu hors du commun.

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Les Franciscains, gardiens des lieux saints

1210 : la première fraternité créée en Italie par François d’Assise est validée par le pape.

1217 : création de la province de Terre sainte.

1219 : en pleine croisade, François d’Assise rencontre le sultan Al Kamil en Égypte.

1342 : la bulle du pape Clément VI confirme les franciscains comme étant au service de la Terre sainte, sous la juridiction du père custode, « gardien du mont Sion à Jérusalem ».

1992 : le pape Jean-Paul II rappelle l’attribution des Lieux saints à l’ordre franciscain. Leur ministère s’exerce dans 29 paroisses. Ils ont aussi des écoles – celle de Bethléem date du XVIe siècle –, des collèges, maisons pour étudiants et retraités, ateliers artisanaux, dispensaires, etc.

Agnès Rotivel, à Jérusalem

Source : http://www.la-croix.com/ et http://www.chateauversailles.fr

Le Saint-Sépulcre expose ses trésors à Versailles
Le Saint-Sépulcre expose ses trésors à Versailles

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20 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

La Journée Mondiale de prière pour les Vocations

Le dimanche 21 avril 2013, l’Eglise catholique priera tout particulièrement pour les vocations.

Elle est proposée chaque année par le Pape, depuis 1964 et célébrée, depuis 1971, le 4e dimanche de Pâques.

A partir du Message annuel du Pape pour cette journée, le Service National des Vocations, en collaboration avec le Conseil National, élabore des documents mis à la disposition des Services Diocésains des Vocations.

Ils comprennent :

Un dossier d’animation pour parler des vocations et préparer cette journée :

  • le message du Pape
  • des textes pour approfondir le thème
  • des propositions d’animation liturgique (pistes pour l’homélie, prière universelle…)
  • des suggestions de veillées de prière
  • des animations à mettre en œuvre avec les enfants, les jeunes et les adultes
  • des éléments statistiques.

Un visuel :

  • affiches, affichettes, images, cartes postales, veilleuses

Un livret de prière

Ce dossier, qui paraît en janvier de chaque année, est un support pour aider les paroisses, les communautés à rappeler à la communauté chrétienne que c’est à chacun de ses membres de relayer l’appel du Seigneur et de son Eglise.

C’est le prédécesseur du pape François, le pape émérite Benoît XVI, qui avait préparé le message de cette journée principalement tourné vers l’espérance.

Benoît XVI, pape émérite, invite toute l’église de par le monde à la prière pour les vocations qui sont « signe de l’espérance fondée sur la foi » et assurant que « Dieu ne [nous] laisse jamais seuls ». Benoît XVI insiste sur l’espérance, mot qui revient plus d’une vingtaine de fois dans son texte, fondée sur la foi : « c’est dans le Seigneur ressuscité, [que] nous avons la certitude de notre espérance ».

Lecture pour dimanche: "Le Berger des amis"

20 Avril 2013 , Rédigé par Mgr Francesco Follo

Lecture pour dimanche: "Le Berger des amis"

Le Berger des amis.

Un ami non seulement qui est le premier à nous aimer mais qui continue à nous aimer

IVème Dimanche de Pâques – Année C – 21 avril 2013

Rite romain

Ac 13, 14. 43-52; Ps 99; Ap 7, 9. 14-17; Jn 10, 27-30

Le Bon Pasteur

Rite ambrosien

Ac 21,8b-14; Ps 15; Ph 1,8-14; Jn 15,9-17

Je vous ai appelé « amis »: Le Berger des amis

Un bref préambule:

Dans notre culture, la figure du berger est presqu’inconnue et définir quelqu’un par le mot « brebis » est une offense. Au contraire, dans la Bible, l’élevage d’ovins est bien connu, et sa signification est positive et profonde. En effet, dans les Saintes Ecritures, Dieu lui-même est représenté sous les traits du berger qui conduit son peuple. « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien » (Ps 23,1). « Il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit » (Ps 95,7). Le futur Messie est lui aussi décrit sous les traits du berger: « Comme un berger il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits » (Is 40,11). Cette image idéale du berger trouve sa pleine réalisation en Jésus-Christ. Celui-ci est le bon berger qui va à la recherche de la brebis égarée; il a pitié du peuple parce qu’il le voit « comme des brebis sans berger » (Mt 9,36); il appelle ses disciples « petit troupeau » (Lc 12, 32). Pierre appelle Jésus « le berger de nos âmes » (1 Pierre 2, 25) et la Lettre aux Hébreux « le grand berger des brebis » (He 13,20).

Donc Jésus est le vrai Berger, car il est celui qui conduit avec amour son troupeau, qui veille à ce qu’il reste uni, qui défend ses brebis des dangers. Le bon berger connaît chacune de ses brebis (elles ne sont pas anonymes) et il se préoccupe de chacune d’elles, il les compte quand elles retournent à la bergerie afin qu’aucune ne soit perdue et s’il en manque une, il quitte les autres et va à la recherche de celle qui s’est égarée.

En appelant « brebis » ses disciples et amis, le Christ souligne la relation vitale qui les unit à lui. Cette relation de salut se traduira ensuite, pour nous chrétiens, par les verbes « ils écoutent et suivent », et pour Jésus, par le verbe « je connais ».

1) Le bon pasteur, passionné et attentionné.

Jésus connaît et aime chacun de ses disciples. Et le fait de nous définir par le mot « brebis » ne saurait nous sembler étrange si lui-même s’est défini par le mot « agneau », et si sa tâche d’ « enlever le péché du monde » doive aussi devenir notre mission d’apporter son pardon à tout le peuple.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Il parle de nous comme étant ses brebis et de lui-même comme étant le bon pasteur qui donne la vie pour ses brebis... Des brebis auxquelles il ne renonce jamais et qu’il aime jusqu’à donner sa vie pour elles: animé de passion pour nous, il n’a pas hésité à affronter la Passion de la Croix. Il est un bon pasteur amoureux de la vie parce que nous avons la vie éternelle. On en vient à se demander tout naturellement comment nous faisons, nous les brebis qui avons cette chance-là, à quitter cette Voie pour nous égarer sur les routes qui conduisent à des ravins … Heureusement lui, le Berger, immensément bon, nous cherche, nous appelle par notre nom et, après nous avoir trouvé, il nous met sur ses épaules et, en bon pasteur divin, miséricordieux, en amoureux fidèle, il nous conduit dans les pâturages éternels du ciel (cf. 1Pierre 2,25).

Nous sommes dans les mains du Bon Berger, qui nous conduit avec amour un à un et nous introduit à la vraie vie, dans la vie des amis, comme l’évangile ambrosien nous le rappelle. Quant à nous, il ne suffira pas de dire que nous sommes des « amis » du Christ. L’amitié véritable avec Jésus s’exprime dans la manière de le suivre : avec la bonté du cœur, avec l’humilité, avec la douceur et la miséricorde.

Suivre Jésus, c’est engager notre volonté et mettre nos pas derrière Celui dont nous avons écouté et aimé la Parole de Vie. Nos pas ne vacillent pas derrière lui, Il nous conduira à de verts pâturages, et quand bien même nous devions traverser une vallée obscure, nous n’aurons pas peur car il est avec nous (cf. Ps 23).

Mais pour suivre, il faut écouter, en faisant travailler son esprit et son cœur. L’écoute véritable est obéissance (étymologiquement le mot obéir vient du latin ob-oedire = prêter l’oreille), C’est ce qu’ont fait les apôtres qui sont ainsi devenus des pécheurs d’hommes et des pasteurs d’âmes. L’obéissance véritable, c’est donc prêter l’oreille et d’appliquer la parole d’amour que le Christ nous adresse. L’obéissance doit être vécue en exécutant des gestes et avec le désir d’apprendre du Christ le critère de sa propre vie, en nous mettant dans les pas de la vérité, en nous laissant guider par l’amour d’un bon Berger, d’un Ami véritable.

2) La vocation : un « espace » de liberté.

Si les deux verbes « suivre » et « écouter », utilisés dans l’évangile romain d’aujourd’hui, sont des verbes qui indiquent un dialogue profond, une communion dans l’existence, pas seulement dans les idées, le troisième verbe « connaître » fonde la vocation des Apôtres et celle de chacun de nous. Celle-ci est appelée à une relation de communion entre Jésus et ses disciples et elle implique la personne toute entière: idées, amour, comportement. C’est un appel pour recevoir la vie : « Je leur donne la vie éternelle » et pour la partager avec l’humanité entière.

Jésus caractérise ses brebis par deux mots : « écouter » et « suivre », avec une précision: écouter savoixet suivrele cheminque lui même est en train de parcourir. Se savoir connus et aimés du Christ implique ne pas garder ce don pour nous-mêmes. Avec cette connaissance du Christ, nous sommes appelés à être « sel » et « lumière » pour le monde. Et puis il est vrai que ce monde est un monde qui change, comme on a l’habitude de dire aujourd’hui, mais cela n’est pas une raison pour perdre le souffle à rechercher de nouvelles idées, de nouveaux projets: la voix de Jésus a déjà résonné et la direction de sa marche est déjà tracée. Il est demandé avant tout à la communauté chrétienne d’être fidèle à la mémoire de Jésus, et non d’être surtout des génies en inventant de nouveaux programmes pastoraux.

En général, un ami nous connaît et nous fait comprendre que le cœur est impliqué. On ne connaît vraiment que ce que l’on aime. C’est l’amour qui est capable d’aller au-delà de toute évidence. C’est une « connaissance » de l’intérieur, qui part de l’intime. C’est connaître la Vie, la Vérité en suivant la Voie. C’est une connaissance dans l’Amour, une connaissance qui libère.

Jésus a maintes fois dit que sa liberté ne consiste pas à prendre ses distances du Père, mais à faire en tout sa volonté. Liberté et obéissance au Père (qui est toujours l’obéissance au don de soi) coïncident. L’espace véritable de la liberté est l’amour auquel le Christ nous appelle. La vocation est un don à accueillir avec émerveillement: « L'émerveillement pour le don que Dieu nous a fait dans le Christ imprime à notre existence un dynamisme nouveau qui nous engage à être témoins de son amour. Nous devenons témoins lorsque, par nos actions, nos paroles et nos comportements, un Autre transparaît et se communique. On peut dire que le témoignage est le moyen par lequel la vérité de l'amour de Dieu rejoint l'homme dans l'histoire, l'invitant à accueillir librement cette nouveauté radicale. Dans le témoignage, Dieu s'expose, pour ainsi dire, au risque de la liberté de l'homme. ». (Benoît XVI, exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis, n° 85).

Aujourd’hui, nous célébrons le dimanche du Bon Pasteur qui est consacré aux vocations sacerdotales, mais nous ne devons pas oublier les vocations religieuses et consacrées, car la personne s’engage à suivre le Christ dans la pauvreté, l’obéissance et la chasteté, rappelle à tout le Peuple de Dieu que : « La pauvreté, la chasteté, l’obéissance ne valent rien tant que qu’elles ne sont pas expressions d’amour, en somme de cet amour qui nous dépouille dans la pauvreté, qui nous purifie dans la chasteté et qui nous immole dans l’obéissance ». (Divo Barsotti[1]). Les Vierges consacrées en particulier vivent cela en se conformant chaque jour davantage à la prière que l’Évêque a faite sur eux le jour de leur consécration: « Conduis-les sur le chemin du salut, pour qu’elles désirent ce qui te plaît et veillent à toujours à y répondre. Par Jésus-Christ, notre Seigneur » (Rituel de consécration des Vierges, n°21)

Deux suggestions :

Une prière et une lecture.

Dans cette marche vers le ciel, Jésus, berger véritable et passionné, nous guide d’un amour providentiel, nous pouvons dire ces paroles de prière: « Guide-moi, ô tendre lumière, au milieu de ces ombres. Guide-moi plus avant ! La nuit est sombre, et je suis loin de ma demeure. Que m’importe de voir le lointain horizon ? Un seul pas me suffit. Trop longtemps, j’en suis sûr, m’a béni Ta puissance pour n’être plus mon Guide, parmi lande et marais, et rocher et torrent, tant que dure la nuit. Oublie tout ce passé: Je ne, t’ai pas toujours priée, comme aujourd’hui, d’être ainsi, Toi, mon Guide. J’aimais alors choisir et connaître ma route, désormais, sois mon Guide ! » (Bienheureux J. H. NEWMAN).

Lecture Patristique

Le Christ, bon pasteur

Des « Homélies sur les évangiles » de saint Grégoire le Grand pape

(Hom. 14, 3-6; PL 76, 1129-1130)

«Je suis le Bon Pasteur.» Et il ajoute : « Je connais mes brebis — c’est-à-dire : je les aime — et mes brebis me connaissent» (Jn 10, 14), comme pour dire clairement : «Elles me servent en m’aimant». Car il ne connaît pas encore la Vérité, celui qui ne l’aime pas. Maintenant que vous avez entendu, frères très chers, voyez si vous êtes de ses brebis, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la Vérité. Précisons : si vous la percevez, non par la seule foi, mais par l’amour. Oui, précisons : si vous la percevez, non en vous contentant de croire, mais en agissant. En effet, le même évangéliste Jean qui parle dans l’évangile de ce jour déclare ailleurs : «Celui qui dit connaître Dieu, mais ne garde pas ses commandements, est un menteur.» (1 Jn 2, 4). C’est pourquoi ici le Seigneur ajoute aussitôt : «Comme le Père me connaît et que je connais le Père. Et je donne ma vie pour mes brebis.» (Jn 10. 15). C’est comme s’il disait clairement : « Ce qui prouve que je connais le Père et que je suis connu du Père, c’est que je donne ma vie pour mes brebis; je montre combien j’aime le Père par cette charité qui me fait mourir pour mes brebis ». C’est de ces brebis que le Seigneur dit ailleurs : «Mes brebis écoutent ma voix, et je les connais, et elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle.» (Jn 10, 14-16). C’est d’elles qu’il déclare un peu plus haut : «Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages.» (Jn 10, 9). Il entrera en venant à la foi; il sortira en passant de la foi à la vision face à face, de la croyance à la contemplation; et il trouvera pour s’y rassasier des pâturages d’éternité. Les brebis du Seigneur trouvent des pâturages, puisque tous ceux qui le suivent d’un cœur simple se rassasient en pâturant dans des prairies éternellement vertes. Et quels sont les pâturages de ces brebis, sinon les joies intérieures d’un paradis à jamais verdoyant? Car les pâturages des élus sont la présence du visage de Dieu, dont une contemplation ininterrompue rassasie indéfiniment l’âme d’un aliment de vie. Ceux qui ont échappé aux pièges du plaisir fugitif goûtent, dans ces pâturages, la joie d’un éternel rassasiement. Recherchons donc, frères très chers, ces pâturages où nous partagerons la fête et la joie de tels concitoyens. Le bonheur même de ceux qui s’y réjouissent nous y invite. Réveillons donc nos âmes, mes frères! Que notre foi se réchauffe pour ce qu’elle a cru, et que nos désirs s’enflamment pour les biens d’en haut : les aimer, c’est déjà y aller. Ne laissons aucune épreuve nous détourner de la joie de cette fête intérieure : lorsqu’on désire se rendre à un endroit donné, la difficulté de la route, quelle qu’elle soit, ne peut détourner de ce désir. Ne nous laissons pas non plus séduire par les caresses des réussites2. Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairie

Le Père Divo Barsotti était prêtre de Toscane (Italie). Il a fondé la « Communauté des fils de Dieu », communauté de caractère monastique qui comprend des laïcs consacrés et aussi des moines et des moniales. Son immense production littéraire (plus de 150 titres) comprend, entre autres, des journaux mystiques, des commentaires bibliques et des ouvrages de spiritualité.

Source : Paris, 19 avril 2013 (Zenit.org) Mgr Francesco Follo

Lecture pour dimanche: "Le Berger des amis"

Célébrations du week-end

19 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Samedi 20 avril

CREANCEY

Messe à 19h

Dimanche 21 avril

BEUREY

Messe à 9h30

POUILLY

Messe à 11h

Votre site a migré, nous vous prions d'excuser le dérangement occasionné

19 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly

Votre site a migré, nous vous prions d'excuser le dérangement occasionné en attendant la mise en page définitive. La liste des abonnés à la newsletter n'a pas pu suivre dans son intégralité, Pour ceux qui ne la reçoivent plus, réabonnez-vous vite.. Merci de votre compréhension.

Votez pour Flavigny-sur-Ozerain !

16 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly Publié dans #Actualité

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Le village de Flavigny-sur-Ozerain a été choisi par Stéphane Bern pour représenter la Bourgogne lors de l'émission Le Village préféré des Français, diffusée sur France 2 en juin.

Il est possible de voter dès aujourd'hui pour le village côte-d'orien en cliquant ici

Vous avez jusqu'au 14 mai pour voter.

L'émission finale sera tournée dans le village gagnant.

Source : http://www.bienpublic.com

André Vingt-Trois a ouvert l’assemblée plénière des évêques qui se tient à Paris du 16 au 18 avril.

16 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly Publié dans #Actualité

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Président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a prononcé ce discours à l'ouverture de l'Assemblée plénière des évêques de France à Paris mardi 16 avril 2013.

Les événements ont un peu bouleversé le calendrier de notre rendez-vous de printemps. Une des conséquences sera que plusieurs évêques, et notamment nos frères d'Outre-Mer, seront absents de notre assemblée.

1. Un nouveau pontificat.

Le mois de février a été fertile en surprises. La renonciation du Pape Benoît XVI à l'exercice de sa charge d'évêque de Rome et de Souverain Pontife a été la première, dans tous les sens du terme. Nous connaissons tous suffisamment Benoît XVI pour savoir que ce fut, de sa part, une décision mûrement réfléchie avec le souci principal du bien de l'Église. Les Congrégations générales et le conclave ont abouti à l'élection du Pape François dans la liesse médiatique que nous avons constatée. Nous savons combien cet engouement risque d'être éphémère quand il ne s'attache qu'aux signes les plus superficiels. Mais, durable ou pas, la bienveillance ne fait jamais de mal. Ces deux événements ont constitué une épreuve de vitalité pour notre Église, avec les inquiétudes, voire le désarroi, que certains ont pu éprouver, mais aussi avec l'espérance à laquelle nous étions tous appelés : Dieu n'abandonne jamais son Église. Pendant quelques jours, cette Église a fait la « une » des médias. Ils ont montré que nous existons et que notre existence les intéresse. L'accueil très favorable réservé à l'élection du Pape François témoigne d'une attente réelle de nos contemporains. Je voudrais souligner quelques traits marquants de cette période de transition.

Sans faillir à notre serment de ne rien révéler du conclave, je puis vous dire que les dix jours pendant lesquels les cardinaux ont procédé à l'élection du nouveau Pape ont été des journées d'une exceptionnelle intensité spirituelle. La prière que nous vivions ensemble, les échanges quotidiens pendant les congrégations générales furent des moments d'une belle gravité et d'une grande fraternité. Le vote lui-même, avec sa ritualisation et sa solennité, était une paraliturgie dans laquelle chacun cherchait comment accomplir au mieux la volonté de Dieu.

L'élection du cardinal Bergoglio marque un tournant dans la vie de notre Église. Il est le premier pape à n'avoir du Concile Vatican II qu'une connaissance médiatisée. Il n'y a absolument pas participé à aucun titre, ni évêque, ni expert. Nous sommes entrés dans le temps des héritiers, que nous sommes tous, et il me semble que les modalités d'interprétation des textes conciliaires et de leurs applications vont devenir particulièrement importantes et significatives. Vous vous rappelez sans doute de la ligne donnée par Benoît XVI dans son discours à la Curie sur l'herméneutique de la continuité (22 décembre 2005). Elle prend une actualité nouvelle dans ce temps que nous vivons.

Comme tout le monde, vous aurez remarqué comment le pape a mis en valeur sa mission d'évêque de Rome qui est le fondement de sa charge universelle. Il ne s'est pas contenté de le faire le premier soir à la loggia de Saint Pierre. Il a repris avec persévérance cette ligne dans ses interventions et ses prédications. Peut-être faut-il y voir une intention d'infléchir au moins la représentation que l'on se fait du pape et les attitudes à son égard ? Certains, sautant allègrement par-dessus la tête des évêques ne voient-ils pas dans le pape une sorte de super évêque, ou, mieux encore de curé du monde... ? Il me semble que la manière de faire suivie par le pape François induira une pratique plus conforme à la tradition et à l'ecclésiologie. Le pape n'est pas en séjour à Rome comme il pourrait être ailleurs. Il est pape parce qu'il est évêque de Rome. Comme les cardinaux français ont eu le privilège de le faire de vive voix, je renouvelle ici, en notre nom à tous, l'expression de notre profonde communion au Pape François et l'assurance de notre prière pour son ministère.

L'insistance du pape pour appeler l'Église à se porter à la « périphérie » de notre monde est sans doute beaucoup plus riche de sens que ne le laisserait supposer une écoute rapide. Il est clair qu'il vise bien les périphéries sociales de nos sociétés et qu'il nous invite à rejoindre tous ceux que la vie malmène. Mais, et cela est moins entendu et souligné, il parle aussi beaucoup des « périphéries existentielles » qui ne visent pas seulement la marginalité sociale, mais aussi les drames intérieurs de la liberté humaine et le désespoir qui résultent d'un monde qui prodigue des jugements sévères sans annoncer l'espérance de la miséricorde. Ne voyons-nous pas que, sous les apparences d'un libéralisme moral ou, pour mieux dire, d'un libertarisme moral, nos sociétés secrètent une avidité pour dénoncer les coupables qui ne se soumettent pas à la loi commune ? La « nouvelle évangélisation », engagée depuis plus de vingt ans, doit se développer en intégrant cet objectif prioritaire d'annoncer une espérance à ceux que la vie afflige.


2. Notre engagement dans la nouvelle évangélisation.

Pour nous, la nouvelle évangélisation se présente dans une société en pleine mutation et les signes de cette mutation ne manquent pas. Les longs mois de débat à propos du projet de loi demariage pour les personnes de même sexe ont fait apparaître des clivages qui étaient prévisibles et annoncés. Ces clivages sont un bon indicateur d'une mutation des références culturelles. L'invasion organisée et militante de la théorie du genre particulièrement dans le secteur éducatif, et, plus simplement, la tentation de refuser toute différence entre les sexes en est un signe. C'est le refus de la différence comme mode d'identification humaine, et en particulier de la différence sexuelle. C'est l'incapacité à assumer qu'il y ait des différences entre les gens. On se refuse à gérer le fait que les gens ne sont pas identiques. Ils ne sont pas identiques dans leur identité sexuelle mais ils ne sont pas plus identiques dans leur personnalité, et le principe incontournable de la vie sociale c'est précisément de faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas identiques, de gérer les différences entre les individus sur un mode pacifique et non pas sur un mode de violence.

Or, si l'on fait disparaître les moyens d'identification de la différence dans les relations sociales, cela veut dire que, par un mécanisme psychologique que nous connaissons bien, on entraîne une frustration de l'expression personnelle, et que la compression de la frustration débouche un jour ou l'autre sur la violence pour faire reconnaître son identité particulière contre l'uniformité officielle. C'est ainsi que se prépare une société de violence. Ce que nous voyons déjà dans le fait que l'impuissance à accepter un certain nombre de différences dans la vie sociale, aboutit à la cristallisation de revendications catégorielles de petits groupes, ou de sous-ensembles identitaires, qui pensent ne pouvoir se faire reconnaître que par la violence. Notre société a perdu sa capacité d'intégration et surtout sa capacité d'homogénéiser des différences dans un projet commun.

Pour ma part, je pense que la loi pour le mariage des personnes homosexuelles participe de ce phénomène et va l'accentuer en le faisant porter sur le point le plus indiscutable de la différence qui est la différence sexuelle, et donc va provoquer ce que j'évoquais : l'occultation de l'identité sexuelle comme réalité psychologique et la fermentation, la germination d'une revendication forte de la reconnaissance de la sexualité différenciée. Cette explication simple échappe à un certain nombre d'esprits avisés, qui devraient pourtant se préoccuper de la paix sociale dans les années qui viennent. Que tous les moyens aient été mis en œuvre pour éviter le débat public, y compris dans le processus parlementaire, peut difficilement masquer l'embarras des promoteurs du projet de loi. Passer en force peut simplifier la vie un moment. Cela ne résout aucun des problèmes réels qu'il faudra affronter de toute façon. Pour éviter de paralyser la vie politique dans un moment où s'imposent de graves décisions économiques et sociales, il eût été plus raisonnable et plus simple de ne pas mettre ce processus en route.

Ainsi, se confirme peu à peu que la conception de la dignité humaine qui découle en même temps de la sagesse grecque, de la révélation judéo-chrétienne et de la philosophie des Lumières n'est plus reconnue chez nous comme un bien commun culturel ni comme une référence éthique. L'espérance chrétienne est de moins en moins reconnue comme une référence commune et, comme toujours, ce sont les plus petits qui en font les frais. C'est un profond changement d'abord pour les chrétiens eux-mêmes. Vouloir suivre le Christ nous inscrit inéluctablement dans une différence sociale et culturelle que nous devons assumer. Nous ne devons plus attendre des lois civiles qu'elles défendent notre vision de l'homme. Nous devons trouver en nous-mêmes, en notre foi au Christ, les motivations profondes de nos comportements. La suite du Christ ne s'accommode plus d'un vague conformisme social. Elle relève d'un choix délibéré qui nous marque dans notre différence.

Cette fracture se manifeste aussi dans les intentions de légiférer sur la laïcité. Nous avions déjà exprimé notre perplexité devant les projets de loi limitant la liberté individuelle dans l'habillement ou les signes distinctifs des religions. Autant il est compréhensible que la vie commune, notamment dans les entreprises, soit régie par des règles de cohabitation pacifique, autant il serait dommageable pour la cohésion sociale de stigmatiser les personnes attachées à une religion et à sa pratique, spécialement les juifs et les musulmans. Dans ce domaine, les mesures coercitives provoquent plus de repliement et de fermeture que de tolérance et d'ouverture. Faut-il voir un signe inquiétant dans le fait que, à ce jour, aucun des cultes connus en France n'a été consulté ni même contacté sur ces sujets et qu'aucun n'est associé au travail préparatoire ?

C'est dans ce contexte général que nous devons réfléchir aux conditions de la nouvelle évangélisation. Pour vivre dans notre différence sans nous laisser tromper et tenter par les protections trompeuses d'une organisation en ghetto ou en contre-culture, nous sommes appelés à approfondir notre enracinement dans le Christ et les conséquences qui en découlent pour chacune de nos existences. À quoi bon combattre pour la sauvegarde du mariage hétérosexuel stable et construit au bénéfice de l'éducation des enfants, si nos propres pratiques rendent peu crédible la viabilité de ce modèle ? À quoi bon nous battre pour défendre la dignité des embryons humains, si les chrétiens eux-mêmes tolèrent l'avortement dans leur propre vie ? À quoi bon nous battre contre l'euthanasie si nous n'accompagnons pas humainement nos frères en fin de vie ? Ce ne sont ni les théories ni les philosophes qui peuvent convaincre de la justesse de notre position. C'est l'exemple vécu que nous donnons qui sera l'attestation du bien-fondé des principes.

La mobilisation impressionnante de nos concitoyens contre le projet de loi autorisant le mariagedes personnes de même sexe a été un bel exemple de l'écho que notre point de vue pouvait avoir dans les préoccupations de tous. Au-delà des sondages prédigérés, l'expression des préoccupations profondes rencontre une inquiétude réelle sur l'avenir qui se prépare. Réduire ces manifestations à une manie confessionnelle rétrograde et homophobe ne correspond évidemment pas à ce que tout le monde a pu constater.

Nous savons bien que les alertes que nous formulons devant des risques que l'on impose à la société sans aucune application du principe de précaution ne sont pas toujours comprises ni acceptées. Mais nous ne pouvons pas rester muets devant les périls. Comment se taire quand nous voyons les plus fragiles de notre société menacés ? Les enfants et les adolescents formatés au libertarisme sexuel, les embryons instrumentalisés dans des recherches au mépris des derniers résultats internationaux, des personnes en fin de vie dévalorisées dans leurs handicaps et leur souffrance et encouragées au suicide assisté, les lenteurs ou les incohérences de la prise en charge des demandeurs d'emploi, des familles dans la misère soumises aux rigueurs des expulsions sans alternative, les camps de roms démantelés en nombre croissant, etc.

La pointe du combat que nous avons à mener n'est pas une lutte idéologique ou politique. Elle est une conversion permanente pour que nos pratiques soient conformes à ce que nous disons : plus que de dénoncer, il s'agit de s'impliquer positivement dans les actions qui peuvent changer la situation à long terme. Il s'agit de nous laisser nous-mêmes évangéliser par la bonne nouvelle dont nous sommes les témoins. Alors, l'écart qui doit apparaître entre notre manière de vivre et les conformismes de la société ne pourra pas être perçu comme un jugement pharisien, mais comme un espace d'appel et comme une espérance. Nous pouvons nous souvenir de l'épître de Pierre que nous avons lue dernièrement à l'Office des Lectures : « Ayez une belle conduite parmi les païens, afin que, sur le point même où ils vous calomnient comme malfaiteurs, ils soient éclairés par vos bonnes œuvres et glorifient Dieu au jour de sa venue. » (I P. 2, 12).

Sans doute aurons-nous l'occasion d'échanger sur tout cela au cours de cette assemblée.

3. Notre programme de travail.

Le déplacement du calendrier de notre assemblée en réduit la durée, et donc nos possibilités de travail. Je vais donc réduire aussi cette intervention liminaire au maximum. Trois sujets principaux sont inscrits à notre programme : les statuts de l'enseignement catholique, le diaconat permanent et le groupe de travail sur la présence des catholiques dans la société contemporaine. Mais, comme nous l'avons décidé en novembre dernier, nous aurons aussi à procéder à un certain nombre d'élections pour les postes arrivés à échéance. Parmi ceux-ci, il y a ceux du Président, des deux vice-présidents et du secrétaire général dont aucun n'est rééligible dans sa fonction. C'est donc une occasion pour moi de vous exprimer ma reconnaissance pour votre confiance et la bienveillance avec laquelle vous m'avez permis d'exercer ma charge de président et de remercier Mgr Laurent Ulrich et Mgr Hippolyte Simon pour leur collaboration fraternelle et Mgr Antoine Hérouard pour sa gestion efficace des services de la Conférence. Nous avons essayé de faire de notre mieux pour que la conférence épiscopale joue au maximum son rôle d'instance de partage et de communion et vous me permettrez de profiter de l'occasion pour exprimer notre reconnaissance commune aux secrétaires généraux adjoints et à toutes les personnes qui assurent une mission dans les services de la Conférence.39196_andre-vingt-trois_440x260.jpg

Le Mariage

16 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly Publié dans #Famille

 

    

Mariage

Bien malmené à l'époque contemporaine, le mariage reste une institution qui attire, comme si elle restait la meilleure garantie du couple et du bonheur conjugal. Voulu par Dieu, le mariage est cette alliance à vie entre un homme et une femme qui promettent amour et fidélité. Alors que certains voudraient étendre les bénéfices et les droits qui découlent de cette institution aux personnes de même sexe, " La foi prise au mot " a décidé cette fois-ci de s'arrêter sur la réalité de ce sacrement. Pour en parler, le père Antoine Guggenheim, directeur du pôle recherche du collège des Bernardins et auteur d'un essai, " Pour un nouvel humanisme ", et Anne-Catherine Le Vernoy, conseillère conjugale. Loin des discours passionnés, cette émission éclaire sur le sens du mariage, sur la façon de s'y préparer et sur la manière de faire perdurer tout au long de la vie la grâce de ce sacrement

 

Source http://www.ktotv.com/ .La Foi prise au Mot - Diffusé le 14/04/2013 / Durée :52 mn

Le Pape émérite Benoît XVI a aujourd'hui 86 ans

15 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly Publié dans #Benoît XVI

                                    Joyeux anniversaire

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86 ans aujourd'hui

                              Continuons à prier pour Benoît XVI

 

Le Corps et le Verbe du Pape François

13 Avril 2013 , Rédigé par Paroisse de Pouilly Publié dans #François

 

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De Benoît à François, continuité ou rupture ?

Les gestes et les paroles du nouveau pape incitent certains à opposer les deux papes. Est-ce bien raisonnable ?

 

Tout le monde l’aime. Tout le monde le trouve épatant. François, en moins de quelques jours après son élection, à travers quelques gestes et quelques paroles, a réussi à emporter l’adhésion quasi générale. Par une sorte de retournement dont la société médiatique a le secret, l’institution de la papauté habituellement décriée dans la sphère publique est désormais l’objet d’enthousiasme. Mais il n’y a pas ici qu’un phénomène médiatique.

D’une façon intuitive, François a compris comment s’attacher la planète dès son apparition à la loggia de Saint Pierre : en faisant appel à des choses élémentaires, en sollicitant une participation interactive. En demandant de prier (pour Benoit XVI) un Pater et un Ave, François a proposé tout simplement, aux milliers de fidèles réunis Place Saint Pierre, mais aussi aux milliers qui le regardaient à la télévision ou sur internet, d’activer leur touche “prière”, c’est-à-dire d’agir concrètement. Un vrai génie pastoral très moderne, totalement au service de l’évangélisation des catholiques qui ont “décroché”.

Une de mes amies, très éloignée de la pratique religieuse catholique, m’a confié l’émotion qui l’a saisie lorsqu’elle s’est mise à prier, avec cette foule immatérielle, les paroles du Notre Père, devant son écran de télé. Elle s’était laissée toucher... Il suffit de peu pour conquérir les coeurs, et surtout s’il s’agit de reconnecter nos contemporains à leur part d’enfance insubmersible.

Certes, les gestes sont puissants : la soutane blanche toute simple, les chaussures de ville, la croix pectorale. Le pape qui s’incline et demande la prière de tous... Puis, le pape qui règle sa chambre d’hôtel, prend un bain de foule, descend de sa voiture pour embrasser un handicapé. Le pape qui refuse les discours préétablis, simplifie le style liturgique, refuse d’habiter le palais apostolique, célèbre la messe tous les jours avec les employés du Vatican. Le pape lave les pieds des femmes le Jeudi saint, dont une musulmane, balayant les règles liturgiques.

Certes, les paroles sont sans équivoque : son souhait d’une Eglise pauvre et pour les pauvres, appuyée sur la crédibilité de son style de vie en Argentine (et ses appels aux Argentins à ne pas dépenser de billet d’avion pour venir à Rome, mais de consacrer cet argent aux pauvres). Son plaidoyer pour une église qui ne soit pas “autoréférentielle”, obsédée d’elle-même, mais qui se ressource à la périphérie. Son appel aux cardinaux à ne pas se replier sur la mondanité et le pouvoir.

Le changement de style est évident avec Benoit XVI, peut-être trop raffiné intellectuellement et trop timide pour pouvoir ravir les foules d'une manière aussi directe. En matière liturgique, on aura vite remarqué que le nouveau pape - très jésuite en ce domaine - n’est pas vraiment à cheval sur les normes, alors que le pape émérite l’était tout à fait ... Néanmoins, faut-il à ce point opposer les deux hommes, comme si la lumière avait soudain resplendi sur une Eglise plongée dans l’ombre...? A entendre certains, l’Eglise sortirait de huit ans de glaciation avec cette élection, qui représenterait une révolution copernicienne. La "température ressentie" de la perception de l'Eglise est certes différente. L'image change, mais l'Eglise catholique n'a pas changé de cap ou de valeurs...

Rien ne me semble plus faux d'opposer les deux papes. D’abord, Benoît XVI est très loin d’être l’ultra conservateur que l’on s’est plu à dépeindre. Certes “tradi” sur les formes, son approche théologique repose sur un équilibre subtil entre la foi et la raison (l’une compensant les excès de l’autre, de façon réciproque). Et puis Benoît XVI s’est d’ailleurs démarqué du bretteur que fut Joseph Ratzinger des années 1980...

S’il ne s’est jamais exprimé avec autant de fougue que François sur la question de la pauvreté, on ne peut pas dire que Benoît XVI ait été indifférent à la question, si l’on en juge par sa dernière encyclique, Caritas in veritate, ou ses messages pour la paix du 1er janvier. Lors de son voyage en Allemagne, en 2011, il a fait sévèrement la leçon à l’Eglise allemande, qui est selon lui trop riche, et donc spirituellement affaiblie.

Ensuite, François est loin d’être l’archétype du progressiste. Il a été placardisé pour ses opinions conservatrices du temps où Pedro Arrupe dirigeait la Compagnie de Jésus. Lors de ses premières interventions, il a évoqué le rôle du diable, fustigé les catholiques qui réduiraient l’Eglise à une ONG. Son message est, à tous point de vue, bien plus offensif que celui de Benoit XVI sur la question de l’évangélisation et la fierté revendiquée d’être catholique. Ce n’est pas un jésuite à l’européenne (un intellectuel), mais un missionnaire branché sur l’évangélisation. Comme le jésuite du film Mission de Roland Joffé (1986), c’est un radical.

S’il est génial, notre nouveau pape n’est pas à l’abri d’une faute de discernement... Comme on pouvait lire il y a deux jours sur le site du Vatican : “Le Pape François a fait parvenir un message au Premier Ministre britannique à la suite du décès hier à 87 ans de Mme.Margaret Thatcher, qui occupa son poste de 1979 à 1990. Il y évoque les valeurs chrétiennes qui présidèrent à son action politique et à sa défense de la liberté entre les peuples”.(..) Je ne sais pas ce que le Poverello aurait dit de l’attitude de Maggie face à Bobby Sands et les mineurs britanniques, mais j’ai trouvé presque comique l’allusion aux “valeurs chrétiennes” de la Dame de fer, dont on peut néanmoins admirer certaines qualités indéniables. Mais quant à la citer en exemple pour sa façon chrétienne de faire de la politique...

Il est donc stérile d’opposer les deux papes. La forte insistance sur l’évangélisation du nouveau pape est une sorte d’accomplissement de la volonté du pape émérite de relancer la pompe à cet égard, comme en a témoigné la création d’un dicastère sur le sujet et la tenue d’un synode à Rome, en octobre dernier. Et qu’il y ait une forme de rupture stylistique n’autorise guère à formuler que l’Eglise est en train de “muter”. Que Benoit XVI ait davantage parlé en théologien ne l’a pas empêché d’être un pasteur, comme l’ont montré ses discours au monde (Bernardins, etc..) et de parler aux “gens simples” à travers des homélies limpides. Les gens ont pris du temps pour l’aimer, pour le découvrir. Par contre, François, qui a conquis les coeurs très rapidement, va devoir tenir dans la durée, et décevra forcément ceux qui l’ont porté trop vite au pinacle de leurs espérances. 

Source : http://www.lavie.fr Par Jean Mercier
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